L’arrivée au pouvoir d’Hitler et les débuts du nazisme (Le Putsch de la Brasserie) – PAR MILES MATHIS

 

 

Le Putsch de la Brasserie,

une révision complète des faits

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Par Miles Mathis

“Je montrerai que – dans la lignée de nombreux événements du 20ème siècle – ce fut une imposture.”

(première parution le 8 février 2016)

 

***

[NdT en vert]

Comme à l’accoutumée, ce n’est que mon opinion, reposant sur une recherche personnelle.

Le putsch de la Brasserie est une tentative de coup d’état manquée menée par Hitler en 1923 à Munich. Je montrerai que – dans la lignée de nombreux événements du 20ème siècle – ce fut une imposture.

Nous pouvons dire sans trop d’effort que ce fut une imposture, car le récit est incohérent. Si nous allons lire sur Wikipédia l’intox grand public, le premier indice est de faire très tôt allusion au marxisme. On nous dit qu’Hitler et les autres révolutionnaires étaient en colère contre les conséquences de la Première Guerre Mondiale [ J’utiliserai le terme anglo-saxon pour en parler: WWI ], convaincus que l’armée allemande avait été trahie par ses chefs. Nous laisserons en suspens pour l’instant la question de cette éventuelle trahison, car elle n’a rien à voir avec l’indice. L’indice est de nous dire que les révolutionnaires se pensaient trahis par les marxistes – les soi-disant Criminels de Novembre. Allez consulter la page Wikipédia sur le mythe du “coup de poignard dans le dos” pour approfondir ce sujet. Ce qui vous conduira à la Révolution allemande de 1918, qui est en soi un curieux événement.

Cette révolution de novembre se produisit à la fin de WWI, et même s’ils vous disent qu’elle s’est produite parce que l’Allemagne avait perdu la guerre, les historiens admettent que ce n’est pas tout à fait vrai. En fait, rien n’avait été décidé au cours de la guerre et en octobre il était supposé y avoir eu une bataille navale décisive entre l’Allemagne et l’Angleterre – une bataille à laquelle s’attendaient surtout (dans les rangs des non-gradés) les Anglais. Le fait qu’elle n’ait pas eu lieu est l’un des grands mystères de cette guerre. Au lieu de combattre, l’Allemagne a décidé de s’effondrer en un tas. On nous dit que les marins et ensuite les ouvriers se sont révoltés et qu’immédiatement après l’empereur [le Kaiser] Guillaume II abdiqua et s’enfuit.

Tout cela ne rime à rien non plus. On prétendait que Hindenburg et Ludendorff gouvernaient le pays à l’époque. Hindenburg était maréchal et Ludendorff général, et si ce qu’on nous a dit à leur sujet est donc vrai, il est peu probable qu’ils aient dirigé ou autorisé une révolution juste avant une bataille décisive.

À l’évidence, quelque chose s’est produit en novembre 1918 dont nous n’avons pas eu connaissance.

Vous remarquerez qu’on ne nous a jamais dit qui étaient ces criminels de novembre. Je vous encourage à étudier à ce sujet toutes les pages renvoyées en lien sur Wikipédia. Étudiez les manuels scolaires et les livres des historiens. Ils nous induisent tous en erreur. Des révolutions de cette ampleur ont besoin de leaders, mais on ne nous dit jamais qui ont été ces leaders ou comment la révolution s’est faite aussi rapidement. Par exemple, allez sur la page “République de Weimar“. Nous ne trouvons rien jusqu’à ce que Philipp Scheidemann déclare la République de Weimar le 9 novembre. Une révolution réussie nécessite normalement plus qu’une déclaration.

Je peux dire que la vérité est dissimulée simplement en fonction de la forme donnée par le récit officiel. Il se lit comme un mensonge parce qu’on ne vous dit pas les choses qu’on s’attendrait à entendre dans une histoire sensée. On parle des leaders après la révolution, mais pas avant, par exemple. La totalité de la révolution se serait passée en moins d’une semaine, sans chefs. On passe rapidement dessus comme un fait accompli, bien qu’une importante révolution de ce genre n’est jamais un fait accompli, encore moins quelque chose qui peut se produire en une semaine.

On nous raconte que la révolution a été faite simplement par quelques marins mécontents qui se révoltaient aux environs d’Halloween et une semaine plus tard le Kaiser a quitté le pays. Et vous croyez ça ? Tout d’abord, notez la date. Halloween. Ce curieux événement se serait passé à l’époque d’Halloween. On nous a dit que la flotte allemande prévoyait d’attaquer la flotte anglaise le matin d’Halloween. On a vu à la place une mutinerie de marins. Ce qui en soi signe cette histoire comme une imposture. Voyez mes précédents articles où l’on voit que le renseignement militaire a organisé plusieurs événements factices au moment d’Halloween. Un autre signe est d’admettre que seuls quelques marins se sont mutinés et que “les mutins se sont rendus et ont été emmenés sans résistance”. Si les petites mutineries ont été immédiatement étouffées, comment ont-elles pu mener à une révolte de la nation et à la chute de la monarchie ? Cela n’a aucun sens. Seules des mutineries réussies auraient pu mener à une révolte de la nation toute entière.

Voici l’indice suivant :

“Le commandant de l’escadron, le vice-amiral Kraft, effectua une manœuvre avec ses cuirassés dans la baie d’Héligoland. La manœuvre fut couronnée de succès et il pensa avoir repris le contrôle de son équipage. Tout en se déplaçant sur le canal de Kiel, il fit emprisonner 47 membres de l’équipage du SMS Markgraf considérés comme des meneurs.”

Pourquoi ai-je cité ce passage ? Avez-vous vu ? Le nombre 47. C’est l’un des signes du Renseignement, comme je vous l’ai montré à maintes reprises. Vous me direz que ça se passait avant 1947 et le démarrage de la CIA, et qu’il n’était donc pas possible de se référer à cet événement plus tardif. Non, ils n’auraient pas pu se référer à cet événement ultérieur si ce récit avait été écrit à l’époque. Il a été rédigé plus tard dans une nouvelle version qui déguiserait tous ces événements de 1918. Toute cette histoire remaniée contient énormément de signes d’une manipulation ultérieure, comme je le montre ici. Nous reverrons le nombre 47 plus loin.

Et une autre absurdité :

“Les marins ne cherchaient pas à se rapprocher davantage des syndicats, le UPSD et le PSD [partis sociaux-démocrates]. Sur ce, la Maison des Syndicats fut fermée par la police, conduisant à un rassemblement en plein air encore plus important le 2 novembre.”

Si la police avait fermé la Maison des Syndicats, pourquoi la police ou la marine aurait-elle autorisé un rassemblement en plein air des marins et des socialistes ? C’est impossible. Dans de telles conditions, les marins auraient été confinés dans leurs quartiers et on aurait tiré à vue sur tout marin quittant son poste en tant que déserteur ou mutin.

Et ça continue :

“Le sous-lieutenant Steinhäuser, dans le but de stopper les manifestants, ordonna à sa patrouille d’envoyer des salves d’avertissement et ensuite de tirer directement sur la foule. Sept personnes furent tuées et 29 gravement blessées. Certains manifestants ouvrirent également le feu. Steinhäuser lui-même fut sérieusement blessé par des coups de crosse et des balles, mais contrairement aux rumeurs, ne fut pas tué. Après cette irruption, les manifestants et la patrouille se dispersèrent. Néanmoins, la manifestation de masse tourna à la révolte générale.”

De nouveau, toute personne ayant une quelconque connaissance de l’armée ou de l’histoire ou de quoi que ce soit d’autre peut constater que ce n’est pas crédible. Une patrouille ne se disperserait pas tant qu’elle ne serait pas totalement écrasée et nous n’avons aucune indication à ce sujet. Les patrouilles militaires qui tentent de mater un soulèvement ne se dispersent pas juste parce que “des manifestants ouvrent le feu”. Si cet événement s’était vraiment produit, nous devrions supposer que la plupart ou tous ceux qui ont été tués ou blessés étaient des manifestants et non des membres de l’armée. Auquel cas il n’y aurait pas de raison pour que la patrouille se disperse. Et si un officier comme Steinhäuser avait été réellement blessé, des renforts auraient immédiatement été envoyés. On était en temps de guerre et l’armée allemande toute entière était déjà mobilisée. Il n’est pas possible que quelques faux socialistes aient battu l’armée allemande pendant la guerre. L’idée même est si stupide qu’elle dépasse l’entendement. Comme d’habitude, de faux historiens mettent bout à bout des récits complètement irrationnels – et les saupoudrent de la numérologie du Renseignement – en espérant que vous allez les avaler.

Notez aussi que vous devriez avaler cette alliance entre marins et marxistes. À l’époque comme aujourd’hui, des militaires n’auraient aucun intérêt à s’allier à des marxistes, qu’ils auraient considéré comme un groupe de pompeux intellectuels et des philosophes de comptoir. Les soldats sont dans l’ensemble des patriotes – même si ce sont des naïfs – et il n’y aurait pas eu d’interaction entre eux et ces révolutionnaires visiblement factices, dont une bonne partie n’était même pas allemande. Ces jeunes hommes de la marine ont été élevés sous une monarchie et on leur a enseigné à la respecter. Une fois dans la marine, la même chose s’applique et on leur avait inculqué le patriotisme, avec un violent dégoût pour tout révolutionnaire étranger ou universitaire de gauche. Nous devons néanmoins croire ce qui suit :

“Le député du PSD, Gustav Noske, arriva à Kiel et fut accueilli avec enthousiasme, même s’il avait des ordres du nouveau gouvernement et de la direction du PSD pour ramener le soulèvement sous contrôle. Il s’était élu président du conseil des militaires et rétablit paix et ordre. Quelques jours plus tard il reprit le poste de gouverneur, pendant que Lothar Popp du UPSD devenait président du conseil des militaires. Noske réussit les semaines suivantes à réduire l’influence des conseils à Kiel, mais il ne put empêcher la propagation de la révolution en Allemagne. Les événements avaient déjà largement débordé les limites de la ville de Kiel.”

Attendez, on n’est que le 4 novembre, d’où venait donc le “nouveau gouvernement” ? N’ont-ils pas mis la charrue avant les bœufs ? Ne devrait-on pas avoir une révolution avant un nouveau gouvernement ? Mais ici, le nouveau gouvernement s’est déjà installé quelque part avant la révolution. Et que veut dire, “Il s’était élu” ? Comment s’élit-on soi-même ? Et pourquoi souhaiterait-il rétablir la paix et l’ordre ? Si ce qu’on nous a dit est vrai, il avait intérêt à accélérer rapidement la révolution, ce qui ne pouvait se faire par la paix. Et une autre indication pour nous fourvoyer : “Il ne put empêcher la propagation de la révolution”. En tant que marxiste, pourquoi l’empêcher ? Son seul espoir était de la propager, d’accord ? Néanmoins, “les événements avaient déjà largement débordé les limites de Kiel”. OK, mais comment ? Si tout était paisible à Kiel, comment la révolution a-t-elle pu s’étendre ? On nous dit que des marins se sont dispersés à d’autres endroits et que les jours suivants tous les souverains des états allemands ont abdiqué. Quoi ? Parce que des marins se sont montrés ? Ces états allemands n’avaient-ils aucune armée ou police ? Je vous encourage à lire attentivement la section parlant de “propagation de la révolution”. C’est une blague.

Nous trouvons d’autres preuves de mensonge dès qu’on commence à remettre en question tout ceci. Comme le récit officiel ne tenait pas debout, j’ai commencé quelques recherches de certains termes sur Google pour tenter de faire sortir d’autres informations. J’ai immédiatement vu plusieurs signaux d’alarme sur Philipp Scheidemann, par exemple. Pour commencer, “scheiden” signifie diviser ou découper en allemand. Il m’a donc semblé un peu tiré par les cheveux que ce meneur de révolution se nomme “diviseur”. L’autre signal a été que ce nom est peut-être juif. J’ai donc cherché Philipp Scheidemann juif sur Google. Les deux premières choses à sortir étaient des fausses pistes dans des directions opposées, la suivante étant un site pro-hitlérien distribuant des essais sur Mein Kampf. Le premier essai était un travail “d’érudit” par Stephen Bonner, qui raconte que Scheidemann, Ebert et Noske faisaient partie d’une “faction majoritaire pro-guerre” du Parti Social Démocrate allemand. Sûr qu’ils en faisaient partie. Si la faction majoritaire du PSD était pro-guerre, pourquoi une révolution “socialiste” aurait-elle entraîné la fin de la guerre ?

[Ajout mai 2016 : Dans un précédent article sur Napoléon [traduit ici] j’ai découvert que l’un des premiers professeurs de Napoléon à l’École Militaire s’appelait Pierre-Simon Laplace. Le nom de jeune fille de sa mère était Sochon, j’ai donc cherché sur une possibilité qu’il soit juif. Non seulement j’ai découvert qu’elle l’était probablement, mais j’ai trouvé quelque chose qui se reliait à cet article-ci. Il s’avère que l’amiral Wilhelm Souchon était le gouverneur de la base navale de Kiel. Dans l’histoire que j’ai étudiée pour cet article sur le Putsch, son nom a été gommé. Nous savons maintenant pourquoi. C’est un énorme signal d’alarme et pas seulement parce que son nom est juif. Il a été assigné à la base le 30 octobre, le jour précédent la mutinerie. Quelles sont les chances qu’un amiral soit assigné à une base un jour et que le lendemain une mutinerie éclate, démarrant la révolution allemande qui a mis fin à la première guerre mondiale ? Mais il y a plus. Il se trouve justement que son neveu Hermann Souchon était l’un des soldats qui aurait assassiné Rosa Luxembourg et jeté son corps dans le fleuve.] FIN AJOUT

Comme d’habitude, ça n’a ni queue ni tête. On nous vend une histoire grand public et ensuite une histoire corrigée ou alternative, mais les deux se lisent comme de la propagande.

Mais le plus gros problème – celui qui nous ramène vers le Putsch de la Brasserie et Hitler – est qu’on nous dise des deux côtés que cette révolution de 1918 était une révolution socialiste ou marxiste. Cela ne pouvait être une révolution socialiste ou marxiste, car – comme je l’ai démontré avec force détails dans plusieurs autres articles – le marxisme était en soi une imposture. Marx était le fils d’un rabbin et l’héritier d’un milliardaire et il n’était lui-même qu’une taupe. Le marxisme a été créé aux environs de 1848 pour détourner l’attention des révolutions républicaines mondiales de cette année-là. Ce fut un projet très réussi pour diviser et conquérir, redirigeant l’énergie et l’esprit révolutionnaires vers des événement fabriqués voués d’avance à l’échec. Aux États-Unis, nous avons vu ceci se produire plus tard dans divers partis communistes bidons, dirigés par des imposteurs convaincants comme Eugene Debs. Eh bien, pendant que Debs travaillait sa magie ici, ces imposteurs d’Allemagne faisaient la même chose là-bas. En d’autres mots, le marxisme n’était – et n’est toujours – qu’une façade. Avec Debs nous voyons que les marxistes étaient des capitalistes déguisés et nous pouvons supposer que c’était pareil en Allemagne. Tous ces capitalistes ne sont pas juifs ou banquiers mais certains ou plusieurs d’entre eux le sont. Le marxisme en soi était un projet juif depuis le début, mais pas seulement un projet juif. Comme il bénéficiait à tous les commerçants, banquiers et industriels, ils l’ont rejoint, juifs ou non.

Pour aller dans ce sens, j’ai montré dans de nombreux articles que les capitalistes ne visaient pas seulement le christianisme. Ils visaient aussi le judaïsme. Eh oui, les gros bonnets “juifs” de la finance ont voulu détruire le judaïsme autant que le christianisme ou l’Islam. Pourquoi ? Parce que toutes les religions font obstacle au libre-échange. Pour cette raison, même la question juive est une feinte. J’ai confirmé ailleurs que les juifs les plus fortunés sont en fait impliqués jusqu’au cou là-dedans et dans toutes les autres conspirations. Mais j’ai montré et ne cesserai de montrer qu’ils ne sont pas impliqués en tant que juifs. Ils sont impliqués en tant que capitalistes. En d’autres mots, ils agiraient pareillement s’ils n’étaient pas juifs et non pas parce que le judaïsme le recommande. De plusieurs manières, leur Bible est la Bible chrétienne et l’Ancien Testament ne recommande pas leur façon de vivre. Ils font ce qu’ils font parce que ce sont de cupides bâtards qui ont décidé d’ignorer tous les avertissements de leurs propres textes sacrés. Beaucoup de Gentils ignorent les textes sacrés précisément de la même façon, c’est pourquoi je dis que ce n’est pas à la base un problème juif.

On peut me dire que ceux de descendance juive sont – pour le dire aimablement – sur-représentés dans les rangs des gros magouilleurs du capitalisme et j’ai bien peur que ce ne soit la vérité. Pourtant cela n’en fait pas pour autant un problème juif. Pourquoi ? Parce que si nous enlevions tous les juifs de ces rangs, leur place ne resterait pas vide, n’est-ce pas ? Non, de cupides Gentils seraient enchantés de prendre leur place et ce serait fait en quelques secondes. Nous savons tous cela. C’est pourquoi ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, qu’on doit tout mettre sur le dos des Juifs. Ni les Juifs ni le judaïsme n’ont inventé la cupidité. Honnêtement si je jette un coup d’œil autour de moi, je ne vois pas beaucoup de vertueux Gentils corrompus par de vilains Juifs. Ce que je vois, ce sont de rares Gentils, Juifs et autres à demi-vertueux submergés par d’immenses hordes de pauvres types et d’arrivistes. Je pense personnellement que ces pauvres types et ces arrivistes n’ont qu’eux-mêmes à blâmer pour ce qu’ils sont. Aucun de ces arrivistes n’est “choisi”, peu importe jusqu’où ils arrivent – comme ils l’apprendront quand ils mourront, voire avant. Et il n’est pas certain que même des demi-vertueux soient pris en grande pitié par les dieux ou les muses, car ils sont toujours libres de devenir plus vertueux quel que soit leur environnement et leur infériorité numérique. La vertu n’est pas une affaire de statistique.

Mais revenons au sujet du jour. Une autre chose qui n’a aucun sens est qu’on nous dise que le Chancelier Maximilien de Bade a proclamé l’abdication de l’empereur. C’est tout simplement une contradiction dans les termes. Seul l’empereur peut abdiquer, par définition. C’est une démission et personne ne peut démissionner pour vous. Vous seul pouvez démissionner de votre position. Par exemple votre patron peut vous mettre à la porte mais il ne peut annoncer unilatéralement que vous avez démissionné. Vous seul pouvez le faire selon la définition de “démissionner”. Un empereur peut être déposé, mais son chancelier ne peut le faire abdiquer. De Bade était nommé par l’empereur, il n’avait donc pas autorité pour faire abdiquer l’empereur et certainement aucune autorité pour le déposer. Alors utiliser le mot “abdiquer” est un signal d’alarme en soi. Les vraies révolutions ne se passent pas ainsi. Pas une seule. Aucun roi ou empereur n’a jamais abdiqué dans une telle situation.

Encore un autre enfumage avec cette étrange assertion :

“Lors d’un acte légalement contestable, le prince Max de Bade, chancelier du Reich, transféra ses pouvoirs à Friedrich Ebert, qui, bouleversé par la chute de la monarchie, accepta à contre-cœur.”

La question n’est pas si c’est légalement contestable, mais si c’est logiquement contestable. Cela n’a pas de sens. Pourquoi un chancelier et prince transfère-t-il pacifiquement son pouvoir à un dirigeant socialiste, sans aucune force révolutionnaire à l’extérieur du palais qui l’oblige à le faire ? Il aurait trahi l’aristocratie, sa propre famille, l’empereur et son peuple. Et la façon de tourner l’histoire dénonce le mensonge, comme nous le voyons avec le baratin du “accepta à contre-cœur”. Nous voyons le même baratin transparent avec Ebert “bouleversé par la chute de la monarchie”. Sûr qu’il l’était. Et nous le voyons de nouveau deux phrases plus tôt quand on nous dit,

“Le 9 novembre 1918, la “République d’Allemagne” fut proclamée par un membre du PSDM [parti social-démocrate majoritaire], Philipp Scheidemann, dans le bâtiment du Reichstag à Berlin, à la grande fureur de Friedrich Ebert, le leader du PSDM, qui pensait que la question de la monarchie ou de la république devait répondre d’une assemblée nationale.”

Si Ebert était si vertueux et si modeste, pourquoi n’a-t-il pas usé de sa nouvelle autorité pour appeler une assemblée nationale et mettre la question aux voix ? Et si Ebert était le leader du PSDM, pourquoi est-ce Scheidemann qui a fait la proclamation ? Ne vous attendriez-vous pas à ce que ce soit le leader qui fasse la proclamation ?

Nous voyons un problème du même genre avec cette histoire idiote :

“En 1917, Hindenburg et Ludendorff décidèrent que Bethman-Hollweg n’était plus acceptable à leurs yeux en tant que chancelier et ils exigèrent du Kaiser que quelqu’un d’autre soit nommé. Quand on leur demanda qui ils accepteraient, Ludendorff recommanda Georg Michaelis, un personnage falot qu’il connaissait à peine. Le Kaiser ne connaissait pas Michaelis, mais accepta la suggestion.”

Pourquoi Ludendorff recommanderait-il quelqu’un qu’il connaissait à peine et pourquoi le Kaiser a-t-il nommé cette personne qu’il ne connaissait pas du tout ? On nous raconte manifestement du baratin mais dans quel but ? Probablement parce qu’on détourne notre attention avec Michaelis. En disant qu’il est falot, nous sommes encouragés à ne pas l’étudier de trop près ou à ne pas le suspecter de quoi que ce soit. Nous sommes supposés croire que c’était une erreur de toute part. Comme c’est improbable, je vous suggère le contraire. Je suggère que Michaelis n’était ni un personnage falot, ni un fonctionnaire ni un bureaucrate. S’il a été nommé chancelier, c’est probablement à dessein par quelqu’un et comme ce quelqu’un est apparemment ni Ludendorff ni le Kaiser, ce doit être par quelqu’un d’autre. Michaelis a été mis en place par un parti invisible pour une bonne raison. Comme Michaelis était le premier non-aristocrate à remplir cet office, nous devons supposer qu’il était un cas de jurisprudence pour l’imminente République de Weimar et une façade pour les mêmes personnes se cachant derrière la République. Cela nous apprend que dès l’été 1917, l’aristocratie avait déjà perdu le contrôle de l’Allemagne. Ils en avaient probablement perdu le contrôle longtemps avant, mais les réels gouvernants du pays avaient gardé les nobles comme d’utiles façades. En 1917 les nobles n’étaient plus considérés comme utiles et Michaelis fut introduit pour tester cette idée sur la population.

 

Kaiser Wilhelm      King George V of England

Vous devez aussi vous rappeler que ce Kaiser Guillaume était le cousin du roi George V d’Angleterre, WWI se faisait en réalité en famille. La reine Victoria était la grand-mère de Guillaume. Pour quoi combattaient-ils ? Il est difficile de fournir une réponse à cette question. On nous dit que c’est parce qu’un serbe a assassiné un archiduc en Autriche, mais était-ce une raison pour envoyer des millions d’hommes à la mort ? L’archiduc Ferdinand était juste un autre aristocrate “allemand”, de la branche des Habsbourg et non des Saxe ou des Hohenzollern. Ces guerres nous sont présentées sous de faux prétextes mais que cachent-elles ? Vous le savez déjà aussi. Souvenez-vous du livre de Smedley Butler ‘La guerre, un racket ?’ Butler était un général de division américain, à la tête de la marine. Le livre est sorti en 1935, de quelle guerre parle-t-il donc ? De la première, bien sûr. Que voulait-il dire par racket ? Extrait du livre :

“Un racket est, à mon avis, décrit au mieux comme quelque chose qui n’est pas ce qu’il paraît à une majorité de gens. Seul un petit groupe dans la confidence sait de quoi il retourne. Le racket est pratiqué au bénéfice d’un groupe restreint aux dépens de la multitude. Grâce aux guerres, quelques personnes gagnent d’immenses fortunes.”

Si vous ne souhaitez pas suivre ma ligne de raisonnement ici, vous pouvez lire le livre de Butler, qui dit à peu près la même chose que moi. Ces guerres n’ont pas été complètement truquées mais elles ont été fabriquées. Butler ne nous dit pas spécifiquement comment elles sont fabriquées, mais j’essaierai de le faire ici. Nous tenterons de voir les réels événements à travers le voile.

Voici le voile suivant : deux heures après que Scheidemann ait déclaré la République, Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg auraient déclaré de leur côté la République Socialiste. Ils voulaient revendiquer la révolution pour la Ligue Spartacus gauchiste. Il est admis que Luxembourg était une juive polonaise et Liebknecht était aussi probablement juif, bien que ce ne soit pas admis. Sa grand-mère s’appelait Katharina Hirsch. Comme il est admis que les parents de Liebknecht étaient cousins, s’il était juif d’un côté, il l’était sûrement de l’autre. Comme la Ligue Spartacus était alliée aux révolutionnaires russes, nous savons sans nouvelle recherche qu’elle était une façade pour les capitalistes. Tous les marxistes en vue de l’époque l’étaient car le marxisme est lui-même une façade. Un autre membre fondateur de la Ligue se nommait Paul Levi, admis en tant que juif. Julian Marchlewski était un autre juif polonais, comme Luxembourg. Et ainsi de suite. Nous pouvons supposer que tous les membres dirigeants étaient des juifs ou des crypto-juifs.

Alors que manigançaient-ils ? Eh bien, en gros la même chose que les autres faux socialistes, sauf que le script nécessitait un rôle spécial pour les acteurs de l’extrême-gauche Spartacus. Leur boulot au départ était de créer des troubles afin que les tireurs de ficelle dans les coulisses puissent en fait empêcher la création de syndicats d’ouvriers efficaces. Comme en Russie, ils voulaient que chacun pense qu’une république ou une prise de pouvoir par les ouvriers sur l’industrie était en route, alors que ce n’était pas ça. C’était juste un écran de fumée pour que les capitalistes aient un contrôle plus profitable sur tout, tout en laissant croire à la population qu’il y aurait des nationalisations. Ils ont fait la même chose aux US à peu près à la même époque, bien que de façon différente. Ils ont créé la Réserve Fédérale, qui passe pour fédérale mais qui est bien entendu privée – elle appartient aux banquiers. Ils ont fait la même chose en Angleterre quelques années plus tard en faisant semblant de nationaliser les banques.

Quoi qu’il en soit, Liebknecht et Luxembourg et tous les autres avaient reçu comme instruction de semer la pagaille les semaines précédentes, pour bien embrouiller la situation. Ils avaient reçu pour consigne de jouer le rôle de la gauche pendant qu’Ebert jouait le centriste, tout en faisant ce qu’ils pouvaient pour détourner notre attention des Conseils Ouvriers et de leurs chefs, tels Richard Muller et Emil Barth. Nous en avons une preuve là :

“Le soir du 10 novembre, il y eut un échange téléphonique entre Ebert et le général Wilhelm Gröner, le nouveau général en chef de Spa en Belgique. Assurant Ebert du soutien de l’armée, le général reçut la promesse d’Ebert de rétablir la hiérarchie militaire et, avec l’aide de l’armée, d’agir contre les Conseils.”

Comme on le voit, les Conseils Ouvriers étaient le réel danger pour les capitalistes. Les ouvriers pensaient à tort que c’était une vraie révolution et ils marchèrent à fond en commençant à ébaucher des documents. Ce qui ne pouvait être autorisé.

“Le 15 décembre, Ebert et le général Gröner ordonnèrent aux troupes d’aller à Berlin pour empêcher ces rassemblements et pour reprendre le contrôle de la capitale. Le 16 décembre, l’un des régiments prévu dans ce plan avança trop vite. Dans leur tentative d’arrêter le Conseil Exécutif, les soldats ouvrirent le feu sur une manifestation de “Gardes Rouges” désarmés, des délégués des Conseils de soldats affiliés aux Spartacistes ; 16 personnes furent tuées.”

On voit que les ouvriers ont été tenus de bonne heure en échec pour prévenir toute réelle participation des gens dans cette révolution truquée. Dans cette dernière citation, les membres de la Ligue Spartacus sont insérés dans l’histoire pour nous embrouiller. À l’évidence, ce sont les vrais ouvriers qui étaient attaqués par ces troupes et non les faux gauchistes. Les troupes ont reçu l’ordre des capitalistes de s’assurer qu’aucune vraie représentation de gouvernement ne soit créée. Mais pour que vous ne vous en rendiez pas compte, ils insèrent ces Gardes Rouges. Tout d’abord, pourquoi des Gardes Rouges seraient sans arme ? Pas très utiles comme gardes, pas vrai ? Ensuite, pourquoi les Gardes Spartacus de gauche défendraient-ils des Conseils Ouvriers ? Les ouvriers n’étaient même pas alliés à la Ligue Spartacus. Les ouvriers tentaient de contourner aussi bien les Spartacistes que le parti “centriste” des sociaux-démocrates, car ils se rendaient compte que les deux groupes faisaient partie du décor. Le groupe d’Ebert et les groupes de Luxembourg étaient des façades des capitalistes et la plupart des ouvriers et des soldats l’avaient probablement compris.

Alors pourquoi se débarrassa-t-on finalement des gauchistes dans cette histoire ? On nous a dit que les Spartacistes comme Luxembourg et Liebknecht ont été finalement assassinés sans aucun procès par des troupes de mercenaires. Avant d’avoir un pourquoi, voyons le comment. Pour aller droit au but, ces meurtres ont été simulés. Aucune lecture détaillée de l’histoire ne donne d’éclaircissement car ça ne tient pas debout. Ils admettent d’abord que les Spartacistes avaient déjà échoué dans le soulèvement du 7 janvier 1919. La grève, malgré une importante participation, avait faibli et les grévistes avaient échoué à gagner le soutien de l’armée locale. Sans cette alliance avec les militaires de Berlin, ils auraient dû savoir que le soulèvement ne pouvait réussir, mais pour une raison que nous sommes supposés croire, ils avaient appelé à un combat armé. Ils n’avaient aucune arme ou aucune aide militaire et ils savaient que les mercenaires hostiles étaient en nombre, alors pourquoi auraient-ils appelé à un combat armé ? Ce n’était qu’une pulsion suicidaire, je pense.

On nous dit qu’Ebert ordonna aux mercenaires d’attaquer les ouvriers. Premièrement, pourquoi feraient-ils cela ? La grève avait déjà échoué et il n’y avait aucune nécessité d’attaquer les ouvriers. Les ouvriers n’attaquaient pas, donc tout ce qu’il fallait à Ebert était d’avancer. Deuxièmement, si Ebert sentait qu’il avait besoin de davantage de protection, il aurait pu appeler des troupes réelles. Il n’avait pas besoin d’utiliser des mercenaires. Troisièmement, si Ebert souhaitait se débarrasser des chefs du Spartacus, il existait de nombreuses manières de le faire sans meurtre. Pourquoi ne pas les arrêter, les emprisonner et les poursuivre pour trahison ? Ebert était supposé restaurer l’ordre et on ne restaure pas l’ordre en assassinant des personnes en vue sans procès.

Bon, je vais vous dire pourquoi Ebert n’ordonna pas leur arrestation : ce n’était pas dans le scénario. On peut dire que c’est un scénario par divers moyens. On nous a dit que le corps de Luxembourg a été jeté dans le canal Landwehr, où il fut découvert le 1er juillet. Mais attendez, elle a été tuée le 15 janvier. Qui a identifié son cadavre six mois plus tard et comment ? Ça ne pouvait être qu’un squelette depuis le temps. Ils n’avaient plus ses empreintes dentaires ou digitales et même s’il y en avait eu, il aurait fallu les faire venir de Pologne pour l’identification. Par ailleurs, si Ebert et les mercenaires se donnent le mal d’assassiner ces gens, pourquoi ne pas présenter les corps comme preuve ? N’était-ce pas le but des meurtres, dissuader les autres révolutionnaires de se soulever ? Je ne vois aucune raison logique de l’assassiner ou de la jeter dans un canal. On peut dire la même chose pour Liebknecht. Pourquoi envoyer anonymement son cadavre à la morgue ? Si on veut dissimuler un meurtre, pourquoi ne pas les cacher tous les deux de la même manière ? Pourquoi tenter d’en cacher un dans un canal tout en envoyant l’autre à la morgue où on était sûr de l’identifier ?

[Ajout mai 2016 : L’un des officiers mercenaires supposé avoir assassiné Luxembourg s’appelait Hermann Souchon, neveu de l’amiral Souchon, gouverneur de la base navale de Kiel pendant la révolution de 1918 qui mit fin à la première guerre mondiale. Étonnante coïncidence, d’accord?] FIN AJOUT

D’autres indices : quel âge avaient Liebknecht et Luxembourg ? Si vous supposez 47 ans, vous avez gagné. Il est dit que Liebknecht est né le 13 août 1871 et Luxembourg le 5 mars 1871. Encore leur numérologie.

Comme Emma Goldman [anarchiste russe] et Héléna Blavastsky, la vie entière de Rosa Luxembourg est une magnifique imposture. Elles furent toutes trois des agents réputés du Renseignement international, au service des capitalistes. En fait, nous devons supposer que la vie truquée de Luxembourg continua après sa mort simulée et nous pouvons être sûrs qu’elle continua son œuvre sous un autre nom. Il serait intéressant de découvrir ce qu’elle est devenue et il n’est pas impensable que je tombe un jour sur la réponse. Je suis ouvert aux suggestions du moment où vous n’essayez pas de me dire qu’elle est devenue Alex Jones ou David Bowie.

Savoir qu’on nous fourvoie encore aujourd’hui sur la mort de Luxembourg pourrait vous intéresser. En 2009, Der Spiegel rapporte que l’Hôpital de la Charité de Berlin prétend avoir découvert son cadavre dans son laboratoire de médecine légale. Bien que le cadavre n’ait pas de tête, de mains ou de pieds, ils ont prétendu l’identifier grâce à une asymétrie de jambe. Curieusement ils ne disent rien sur le fait que ce n’est qu’un squelette et ce n’est même pas évoqué. Qu’ont-ils donc fait en 1919, ils l’ont embaumée et enveloppée dans du plastique avant de la jeter dans le canal ? Mais l’article donne une autre information intéressante :

“Le directeur du service de médecine légale, Michael Tsokos, a examiné un corps qui avait été enterré le 13 juin 1919 sous le nom de Rosa Luxembourg dans le cimetière de Berlin, mais il a déclaré que les archives démontrent que ce cadavre ne comportait pas ses caractéristiques anatomiques précises.”

Intéressant que Wikipédia oublie de mentionner que le cadavre découvert dans le canal en 1919 ne correspondait pas en fait aux “caractéristiques anatomiques précises” de Luxembourg, comme de l’ostéoarthrite et une hanche endommagée. Ce qui veut dire que nous n’avons aucune preuve ni même d’indication que le corps de Luxembourg a été découvert un jour. Ce qui bien sûr tend à corroborer ma théorie d’une mort simulée. Une mort simulée corrobore ensuite ma théorie que la plus grande partie de la révolution allemande était truquée ou fabriquée.

Nous avons donc examiné le comment, voyons maintenant le pourquoi. Pourquoi les capitalistes souhaiteraient-ils séparer les révolutionnaires en groupuscules puis détruire le groupe le plus à gauche ? Pour donner manifestement l’impression que ce qui restait était le plus “centriste” et donc le plus stable, le plus malléable et le plus présentable. C’était le but de départ mais il y en avait un autre. C’était de confirmer l’existence et l’importance de ce groupuscule gauchiste. Il n’y avait aucune raison qu’Ebert ordonne la mort de ces gens s’ils n’étaient pas réels et formidables – ou c’est ce qu’on veut vous faire croire. Faire de Luxembourg et des autres des martyrs, renforce l’idée qu’ils étaient ce qu’on vous a fait avaler : de vrais marxistes essayant de renverser le capitalisme par tous les moyens possibles. Cela sert à glorifier le marxisme et le socialisme, en éloignant tous les vrais révolutionnaires des mouvements républicains viables et en les poussant vers les faux et inefficaces mouvements marxistes.

Comme cet article est supposé concerner le Putsch de la Brasserie, je ne veux pas passer plus de temps sur WWI, mais je sais que certains resteront dans l’expectative. Si la révolution de 1918 était fabriquée et en partie simulée, ils demanderont ce que signifie la guerre dans son ensemble. Cela signifie que l’issue de la guerre était déterminée d’avance. Truquée, tout comme le Super Bowl, le marché boursier, le résultat des élections, la loterie et bien d’autres choses. Les capitalistes éviscéraient l’Allemagne depuis les années 1600 et le 20ème siècle n’était qu’un fignolage. Allez lire mon article sur l’occultisme à la Renaissance, où nous voyons que la Guerre de Trente Ans, manufacturée, a servi de revanche aux banquiers opprimés pendant des siècles par la royauté. Chose étonnante, cette guerre 300 ans plus tôt a été également précipitée par un archiduc Ferdinand d’Autriche et il semble que les capitalistes aient emprunté certains détails de leur scénario pour WWI à la Guerre de Trente Ans. Mais cette fois certains capitalistes éviscérant l’Allemagne venaient des États-Unis.

Pour vraiment comprendre WWI, il faut retourner aux révolutions de 1848 et je ne le ferai pas ici. J’ai besoin d’avancer, pas de revenir en arrière. Je m’en occuperai dans un prochain article. Mais juste pour que vous puissiez continuer avec un sol solide sous vos pieds, sachez que ces révolutions ne sont pas ce qu’on vous a vendu non plus. On nous dit que les révolutions ont été écrasées par l’aristocratie, mais ce n’est que partiellement vrai. Elles ont été écrasées par une alliance entre les aristocrates et les capitalistes, alliance que les aristocrates sont venus rapidement à regretter. Nous avons déjà vu dans mon article sur Marx que cette alliance a utilisé le marxisme pour infiltrer et subvertir les révolutions mais les capitalistes se servaient en même temps de leur nouvelle alliance pour également infiltrer et subvertir l’aristocratie. Les capitalistes n’ont pas fait que séparer la classe moyenne de la classe inférieure, ils ont aussi séparé les aristocrates de la société en général. Ils travaillaient dans les deux directions, vers le haut et vers le bas, par une attaque simultanée. Le marxisme y a habilement contribué, bien que les aristocrates n’aient pas pigé au départ ce retournement. Marx a explicitement fait de la bourgeoisie l’ennemie, les aristocrates ont donc imaginé qu’ils étaient exclus de l’équation. Les aristocrates ne sont pas des bourgeois, ils sont de sang royal. Mais au cœur du marxisme se cachait l’idée qu’avant une possible ascension du prolétariat, les aristocrates devaient être rabaissés. Les marxistes appelaient cela un préalable plutôt qu’un point de discussion majeur et de toutes façons les aristocrates ne lisaient pas cette littérature.

Tout ça pour dire que l’aristocratie était déjà agonisante avant même le début de WWI. Même si l’on veut nous faire croire que l’Allemagne d’avant-guerre était une monarchie, ce n’était depuis longtemps qu’une vitrine comme ça l’est aujourd’hui. Ils l’admettent en quelque sorte quand ils vous disent que les généraux Ludendorff et Hindenburg gouvernaient le pays durant la guerre. C’est pour admettre que le Kaiser et tous les princes n’étaient que des ornements. Mais bien entendu ni Ludendorff ni Hindenburg ne gouvernaient le pays. Comment le pourraient-ils avec une guerre mondiale sur les bras ? C’est comme si on nous disait qu’Eisenhower gérait le gouvernement américain en 1945, quand il était encore général de l’armée. Non, quelqu’un d’autre dirigeait l’Allemagne à l’époque, mais on ne nous donne jamais les noms. Ce n’est pas si singulier, car nous pourrions dire la même chose des USA maintenant. Qui les gouverne ? Pas le président, pas le congrès, ni l’armée et pas la CIA. Alors qui ? Les mêmes personnes qui gouvernaient l’Allemagne, les États-Unis et l’Angleterre en 1914. En somme les mêmes familles, les huit plus riches familles d’occident. Voyez mon précédent article sur les films James Bond au sujet de l ‘Octopus’. Ils n’y parlent pas du ‘calamar vampire de Matt Taibbi’ (NdT: Journaliste ayant utilisé le qualificatif de ‘calamar vampire’ au sujet de Goldman Sachs dans un article de Rolling Stone de 2009), mais bien de pieuvre. En d’autres termes : les huit plus riches familles du monde Occidental.

Donc, enfin, revenons à Hitler en 1923. En dehors de toute les conneries du marxisme, comment sais-je que le Putsch était truqué ? D’abord, il s’est produit un 8 novembre. Cela fait 8/11, encore de la numérologie. Hitler a été arrêté le 11 novembre. Cela fait 11/11. Les agents du renseignement adorent ces nombres comme nous l’avons vu maintes et maintes fois. Quoi d’autre s’est produit un 8 novembre ? Eh bien en 1605 la Conspiration des poudres [Gunpowder Plot] a été réprimée à Holbeche House, où la plupart des conspirateurs majeurs ont été tués. L’un de ceux qui n’a pas été tué dans l’embuscade s’appelait Guy Fawkes, celui qui a inspiré ce masque aujourd’hui célèbre :

guy fawkes mask.jpg

 

Les agents font toujours circuler ce conte, comme nous le savons. Voyez le film d’espion de 2006, V pour Vendetta, qui aurait été réalisé par les frères Wachowski. Notez la date de sortie du film, qui n’est pas non plus par accident, additionnez les chiffres. 2+0+0+6 = 8.

(PASSAGE NON TRADUIT: I will also have to cut to the chase on this one: the Gunpowder plot was an early fake. It never happened. I will have to do the full monte on it later, but just compare it to similar plots in the early 20th century which I recently exposed in my paper on Eugene Debs—especially the multiple fakes perpetrated by the Pinkerton Agency, including the Haymarket Affair, the attempted assassination of Frick, and the faked assassinations of Governor Steunenberg and President McKinley.
To get you into the fake Gunpowder Plot, I recommend you study Robert Catesby, the alleged leader of it. There are red flags all over this guy, the biggest probably being his involvement in the earlier Essex Plot of 1601, just four years earlier. Although the others involved were allegedly executed, including the Earl of Essex himself, Catesby somehow skated, being only given a fine by Queen Elizabeth. Although this fine was supposed to be the current equivalent of ten million dollars, somehow he paid it and was released from prison. To explain this unexplainable turn of events, we are told Thomas Tresham paid most of his fine for him. This is another red flag, since although Tresham is sold as a naughty Catholic, he was actually knighted by the Anglican Queen herself, and was a close friend of both the Lord Chancellor Hatton and Secretary of State Cecil. He was also extremely wealthy, so he looks to me like the bankroller of these fake plots being run by the Secret Service. The point of the plots was the same as it is now: to generate public sympathy for the unsympathetic rulers constantly hoaxing them and taxing them into oblivion. FIN DE PASSAGE)

Quelles sont les autres références internationales au Renseignement avec cette date du 8 novembre ? Eh bien, ils ont réutilisé la date avec Hitler en 1939, quand Georg Elser aurait tenté de l’assassiner. C’était également truqué. Huit personnes auraient été tuées et 62 blessées. Juste au cas où vous le manquiez, les chiffres étaient 6 + 2 = 8. Elser était né un 4 /01/03. Voyons, ça fait 1+4+3 = 8. Le discours d’Hitler était à 8h.

OK, mais avons-nous quelque chose en plus de la numérologie ? Oui, beaucoup plus. Je ne dépends pas de la numérologie, je la rajoute simplement comme complément. Après le putsch manqué, Hitler a été arrêté et accusé de trahison.

“Son arrestation fut suivie d’un procès de 24 jours, qui fut largement médiatisé et procura à Hitler une tribune pour exprimer son sentiment nationaliste à la nation. Il fut déclaré coupable de trahison et condamné à cinq ans dans la forteresse de Landberg. Le deuxième bénéfice pour lui fut d’utiliser sa période d’emprisonnement pour écrire Mein Kampf, qu’il dicta à son co-détenu, Rudolf Hess. Le 20 décembre 1924, Hitler fut relâché après n’avoir purgé que neuf mois de peine.”

Pas une seule phrase de ce paragraphe ne tient la route. Pourquoi le gouvernement autoriserait-il une tribune prolongée à Hitler afin qu’il en profite pour faire de la propagande ? Est-ce ainsi que ferait un gouvernement ayant jugé quelqu’un pour trahison ? Ne le condamnerait-il qu’à cinq ans ? On voudrait nous faire croire qu’un homme reconnu coupable d’un complot pour renverser le gouvernement n’ait qu’une peine de cinq ans, d’autant plus qu’il y aurait eu de nombreux tués dans la tentative de coup d’état ? Quatre policiers auraient été tués, Hitler aurait donc dû être condamné également pour meurtre. Comment a-t-il pu ne s’en sortir qu’avec cinq ans ? Encore pire, il a été libéré au bout de 8 mois seulement ! [bien que cette citation parle de 9 mois, c’est en fait un peu plus de 8 mois d’après les dates] De qui se moque-t-on ?

Devrai-je vous rappeler que selon le code américain, quelqu’un reconnu coupable de haute trahison “sera emprisonné pendant au moins 5 ans“. Remarquez qu’il est dit emprisonné et non condamné. Si cela s’était passé aux US, Hitler n’aurait pu être relâché de sitôt. Il aurait dû rester en prison pendant au moins cinq ans. Comme la trahison a toujours été un crime majeur et spécial, je soupçonne que l’Allemagne avait aussi à l’époque des lois indiquant une sentence minimum pour trahison, bien que je n’ai pas trouvé cette clause sur internet. Peut-être que l’un de mes lecteurs allemands pourra faire une recherche pour moi.

[AJOUT PAR MILES : Un lecteur allemand a cherché. Voici ce qu’il a trouvé :”Je n’ai pas trouvé de PDF d’un livre original mais ici http://lexetius.com/StGB/81,8″

“Pour ceux punis d’un emprisonnement à vie, même avec des circonstances atténuantes, il n’existe pas d’emprisonnement de moins de cinq ans”.

Ceci confirme ce que je disais au-dessus. Selon les lois d’Allemagne, qui correspondent à celles des US à ce sujet, Hitler aurait dû purger un minimum de cinq ans. Pas être condamné, purger. Selon la loi, il n’aurait pas dû purger une peine partielle, en particulier pas une aussi légère que 8 mois.] FIN AJOUT

Cela nous rappelle mon récent article sur Castro, où nous avons vu Castro arrêté plusieurs fois pour des crimes majeurs – coup d’état manqué compris – et qu’on laisse sortir au bout de quelques mois dans des circonstances mystérieuses et franchement grotesques.

Pour cette raison, je pense qu’Hitler n’a pas passé une seule journée en prison. Comme pour les nombreuses autres peines de prison étudiées récemment, telles celles de Castro, Debs, Manson et Emma Goldman, celle-ci semble bidon. Vais-je trouver autre chose ? Oui. Sur la page Wikipédia pour le Putsch de la Brasserie, ils admettent qu’Hitler était un agent [ne figure pas sur la page wiki en français]:

“Hitler resta dans l’armée, à Munich, après la première guerre mondiale. Il participa à divers cours sur le “sentiment nationaliste”. Ils avaient été programmés par le département d’éducation et de propagande de la Reichswehr de Bavière sous la direction du capitaine Karl Mayr, dont Hitler devint l’agent. Le capitaine Mayr ordonna à Hitler, alors soldat de première classe, d’infiltrer le petit Parti Ouvrier Allemand (Deutsche Arbeiterpartei). Hitler en devint membre le 12 septembre 1919.”

Je n’aurais pu inventer un plus gros signal d’alarme. Hitler était agent de renseignement de l’armée et en 1920 il infiltrait les partis ouvriers ! Pourquoi ne pas supposer qu’il était toujours un agent secret en 1923 ? Simplement parce qu’on nous a dit qu’il avait sympathisé avec ceux qu’on lui avait ordonné d’infiltrer et qu’il les avait rejoints. Mais en avons-nous des preuves en dehors du renseignement allemand ? Non.

Bien, nous avons ceci :

“Selon un accord, Hitler assuma la direction politique de plusieurs “associations patriotiques” bavaroises (revanchardes), appelées Kampfbund [cercle de lutte]. Cette fondation politique s’étendit pour inclure 15.000 combattants environ, dont la plupart étaient d’anciens soldats.”

Hitler assumait donc la direction d’un groupe d’ex-soldats. Hum. Ces “ex-soldats” faisaient-ils aussi partie du Renseignement ? Pas selon le récit officiel.

Autre sujet de réflexion : si Hitler était vraiment passé de l’autre côté en 1920, quittant l’armée et rejoignant sérieusement le Parti Ouvrier Allemand, pourquoi l’une de ses premières actions en 1933 en prenant le pouvoir fut-ellede dissoudre tous les syndicats ? Oui, ce parti d’ouvrier de départ était anti-juif mais il était supposé pro-ouvrier. Comment un parti d’ouvriers pourrait-il être anti-ouvrier ? En fait, la raison supposée d’être anti-juif est parce qu’ils étaient pro-ouvrier. Les ouvriers n’aimaient pas les juifs pauvres arrivant de l’Est qui leur prenaient leur gagne-pain. Dans le récit des débuts d’Hitler, il est supposé être un homme du peuple, électrisant les foules à l’aide de thèmes populistes. L’un de ces thèmes était bien entendu le monde ouvrier. Malgré cela il a immédiatement dissous les syndicats en arrivant au pouvoir. Et nous sommes quand même supposés croire que les ouvriers l’aimaient toujours. Ce n’est pas logique, c’est le moins qu’on puisse dire.

Une chose que ne donne pas Wikipédia est le lien ancien de Dietrich Eckart avec la Société de Thulé. Nous devons aller sur History.com pour cela. Eckart dirigeait la Société des Ouvriers qu’avait infiltré Hitler. Il était aussi largement impliqué dans la Société occulte de Thulé. Mais encore une fois, ce gars déclenche des sonnettes d’alarme. Il venait d’une famille très fortunée, son père était notaire royal. Juste pour être sûr que vous avez bien compris, son père travaillait pour le Kaiser. C’est ce que signifie “royal” ici. Eckart laissa tomber l’université de Munich et devint le protégé du comte Georg von Hülsen-Häseler, le directeur artistique du Théâtre Royal de Prusse. Pour m’assurer que vous lisez attentivement, traduisez protégé par “amant homosexuel” du comte Georg. Si on voit “protégé” et “directeur artistique de théâtre” dans la même phrase, on peut presque toujours supposer “amant homosexuel”.

Ce n’est pas juste une spéculation en l’air de ma part. Voyez l’affaire Harden-Eulenberg dans laquelle pas un mais deux Hülsen-Häseler ont été mentionnés. Dans cette affaire, chaque personne citée au tribunal prussien fut soupçonnée d’être homosexuelle, le Kaiser compris.

Dietrich von Hülsen-Häseler
Dietrich von Hülsen-Häseler

Nous devons nous arrêter là-dessus parce que ça débouche sur quelques histoires intéressantes.

“Dans les premières années du 20ème siècle, les gens de l’époque nommaient le climat à la cour du Kaiser “byzantinisme”, car l’atmosphère y était pleine de factionalisme [division au sein d’un mouvement politique en petites unités semant le trouble], d’intrigues et d’obséquiosité envers l’empereur. Le cas peut-être le plus célèbre se produisit en 1908 quand le général Dietrich von Hülsen-Häseler, chef du cabinet militaire secret de l’empereur, dansa devant Guillaume et sa cour vêtu d’un tutu rose tout en envoyant des baisers au Kaiser et il se sentit tellement humilié ensuite par ce qu’on l’avait obligé à faire qu’il mourut sur-le-champ d’une crise cardiaque.”

Ne soyez pas distrait par le tutu rose. Notez le “cabinet militaire secret”. Von Hülsen-Häseler était chef des services secrets royaux. On peut penser à lui comme le J.Edgar Hoover [directeur du FBI de 1924 à 1972] de son époque et lieu. Ce von Hülsen-Häseler, un général quatre étoiles, était l’oncle du comte Georg von Hülsen-Häseler du théâtre prussien et les deux furent accusés de “perversité”.

Voici donc le cercle où évoluait Dietrich Eckart. Étrange, ensuite, n’est-ce pas de le retrouver quelques années plus tard à la tête du Parti Ouvrier et mentor d’Hitler ? Eckart était un auteur dramatique millionnaire avec des liens au Renseignement et à l’empereur et nous sommes pourtant supposés penser qu’il est devenu chef du Parti Ouvrier ? Des choses qu’on espère vous faire avaler !

Je vous suggère de lire tout ceci comme “contrôle de l’opposition”. Eckart, comme Hitler, était une taupe. Il y avait parmi ceux qui faisaient la même chose Alfred Rosenberg et Gottfried Feder, dont Eckart éditait le périodique prétendument antisémite, Auf gut Deutsch [Le Bon Allemand]. Ces noms vous paraissent-ils bizarres ? Rosenberg est souvent un nom juif et ils admettent que le père d’Alfred Rosenberg était un riche marchand. La mère de Feder était née Luz qui est aussi un nom juif. Cela signifie amandier en hébreu. Il me semble donc que ces gars juifs font juste semblant d’être anti-sémites pour contrôler l’opposition. Nous voyons David Irving faire la même chose de nos jours (voir mon article). Il est supposé être l’un des plus grand négationniste de l’holocauste de ce moment, mais nous avons révélé qu’il est juif du côté de sa mère.

Cependant, même si certaines de ces taupes d’après-guerre ne sont pas des juifs, il est toujours admis qu’ils viennent de riches familles commerçantes, ce qui – selon notre but ici – conduit aux mêmes conclusions. Nous les voyons s’associer et même diriger des partis ouvriers, mais pourquoi les fils de riches marchands se mêleraient de ça ? Vous savez maintenant pourquoi : c’était un tout autre projet. Comme avec les faux partis socialistes aux États-Unis à la même période, ces partis et syndicats allemands étaient soit infiltrés par les capitalistes ou montés dès le départ pour détourner l’attention. En d’autres mots, nous pouvons supposer qu’un bon nombre de ces partis n’ont pas du tout été démarrés par des ouvriers. Ils ont démarré avec des taupes comme Eckart pour attirer de naïfs révolutionnaires.

Comme la société de Thulé était gérée par ces mêmes personnes, nous sommes en droit de penser que c’était aussi une fausse direction. Ayant été fondée exactement au moment où le capitaine Mayr ordonnait au jeune agent Hitler d’infiltrer le Parti Ouvrier, nous pouvons en déduire que Thulé était un autre projet du Renseignement. Il ressemble tout à fait à de nombreux autres projets de ce genre, comme ceux que je vous ai exposés les années passées, cela ne devrait donc pas vous surprendre. Les services secrets adorent se cacher derrière un faux occultisme et ils inventent ces ridicules histoires comme celle de Thulé qui jouent un rôle d’écran de fumée. Nous avons vu Aleister Crowley faire ainsi et bien d’autres comme Anton Lavey [qui fut le “mentor” de Marilyn Monroe]. De nouveau, on remonte au 16ème siècle et avant, comme je l’ai montré dans mon article sur la Kabbale. On y voyait l’occultisme agissant comme un écran de fumée dans de nombreux projets des Juifs contre la royauté et le Vatican. Nous avons également vu dans mon récent article sur le procès des sorcières de Salem au 17ème siècle, où les marchands locaux – dont beaucoup étaient juifs – ont dirigé un projet majeur contre les Puritains, sous le couvert d’occultisme. Donc, comme d’habitude, ne prenez pas au sérieux le côté occulte de la société de Thulé, et substituez “renseignement” toutes les fois où vous lisez “occulte”.

En 1923, à l’approche du Putsch, Hitler fit appel au général Ludendorff pour tenter de convaincre les leaders bavarois de le rejoindre en marchant sur Berlin. Reconnaissez-vous ce nom? Ludendorff était supposé gouverner l’Allemagne début 1918, vous vous rappelez ? C’est lui qui après la guerre popularisa la théorie du “coup de poignard dans le dos” qu’Hitler est supposé avoir repris. C’était l’idée que les marxistes avaient causé la chute de l’Allemagne cette année-là, idée que nous savons maintenant n’être qu’un acte des capitalistes pour détourner l’attention. Mais cela appelle cette question : pourquoi le général Ludendorff se serait-il allié quelques années plus tard avec Hitler, un ex-soldat de première classe de 33 ans qui était maintenant à la tête du Parti Ouvrier ? Après leur échec à éviter les marxistes en 1919, ces Partis Ouvriers avaient subi des défaites et furent obligés de se joindre aux faux marxistes. C’est exact : les vrais Partis ou Syndicats Ouvriers dans les premières années de la République de Weimar n’étaient pas des organisations pré-nazies de droite, mais de centre-gauche qui avaient dû s’allier à la structure socialiste du nouveau gouvernement pour prospérer un peu. Alors pourquoi Ludendorff irait-il s’allier avec ceux qui lui avaient enfoncé un poignard dans le dos ? La dernière personne que Ludendorff aurait dû consulter était Hitler, à moins que…

À moins qu’Hitler et Ludendorff ne soient des agents et toute cette histoire est un autre camouflage. Je dirais qu’il est assez indéniable qu’Hitler n’avait pas changé de bord. Il était agent en 1919, il a réussi à infiltrer les Partis Ouvriers, les a pervertis et a fait des rapports sur eux et il était toujours un agent en 1923. Le Putsch de la Brasserie était un événement fabriqué, créé pour faire de la publicité à Hitler et au mouvement nazi fabriqué.

Ce qui veut dire qu’Hitler a été un instrument dès 1919.

Ce qui expliquerait l’idée de l’historien David Irving qu’Hitler avait été créé par Hollywood et Madison Avenue [avenue de New-York, symbole de la publicité après le boom des années 20]. Il paraît étrange qu’Irving l’historien ne dise pas qu’Hitler a été créé par les historiens. Il est assez étrange de dire qu’il a été créé, mais créé par Hollywood et Madison Avenue. Pourquoi Irving dirait cela ? Parce que, comme les films et la publicité, la carrière d’Hitler a été une fiction du début à la fin.

Nous le voyons de nouveau avec les ridicules minutes du Putsch de la Brasserie, où Hitler a pris d’abord le contrôle de la salle et kidnappé les leaders bavarois, mais ensuite,

“À la suite d’une erreur tactique, Hitler décida de quitter la brasserie peu de temps après pour s’occuper de problèmes à l’extérieur. Aux environs de 22h30, Ludendorff libéra Kahr et ses associés.”

D’accord. Comme d’habitude, c’est un tissu d’âneries. Quel “problème ailleurs” se serait-il révélé plus important que ce coup d’état en cours ? Comme si quitter la salle et libérer les prisonniers n’était pas assez stupide, Ludendorff a suggéré qu’ils marchent sur le ministère bavarois de la défense. Ce qui semble une terrible idée, sachant qu’ils devaient être pauvrement armés. Quand les 2000 marcheurs de la brasserie rencontrèrent 130 soldats seulement et que des coups de feu ont été échangés, Hitler perdit 16 hommes et les soldats seulement quatre. Les marcheurs étaient-ils tous saouls ? Pourquoi ces 2000 hommes n’auraient-il pu en terrasser 130 ? Il est tout aussi curieux que les pertes du côté des soldats n’étaient pas des soldats mais des officiers de police. Étrange que 130 soldats soient prétendument présents mais qu’aucun n’ait été touché. On ne nous dit jamais pourquoi les 2000 marcheurs, avec parmi eux des militaires en chef comme Ludendorff, ont été immédiatement mis en déroute par 130 soldats. Nous sommes supposés croire qu’ils ont marché sur le ministère de la défense, qu’ils ont été vaincus par une force qu’ils surpassaient en nombre à 15 contre 1 et se sont enfuis.

Le procès a été aussi une farce. On nous dit que le jury a été dissous en raison du degré d’urgence du procès et remplacé par des juges sélectionnés. C’est bien commode. Ludendorff déclara avoir été présent sur les lieux par accident et fut acquitté. C’est tout aussi commode. Comme ce qui suit :

“L’un des plus grands soucis d’Hitler au procès était qu’il risquait d’être expulsé vers son Autriche natale par le gouvernement bavarois. Le juge Neithardt fut cependant très compatissant envers Hitler et soutint que les lois qui s’appliquaient à la République de Weimar ne pouvaient s’appliquer à un homme “qui pense et se sent allemand, comme c’est le cas d’Hitler”. Ce qui fait que le leader nazi resta en Allemagne.”

D’accord. Hitler kidnappe les leaders du mouvement bavarois et pourtant on lui assigne en vertu d’un degré d’urgence un juge qui affirme que les lois habituelles ne s’appliquent pas à Hitler parce qu’il “pense et se sent allemand”. Bien qu’il soit autrichien. Aujourd’hui vous seriez renvoyé pour dépasser la durée prévue d’un visa de 3 mois, mais nous devons croire qu’on n’est pas expulsé si on kidnappe des leaders de l’état et complote pour renverser le pays. De même, que faisaient les leaders berlinois pendant que ce procès était médiatisé dans tous les journaux ? Passaient-ils l’hiver au Brésil ? La décision d’expulser Hitler à la fin de ses 8 mois de détention n’aurait pas dû revenir à ce juge à l’esprit particulièrement brumeux. Les leaders berlinois qu’il avait voulu renverser auraient pu avoir quelque chose à dire à ce sujet, d’accord ? Pourquoi ne l’ont-ils pas fait expulser ? Pensaient-ils aussi qu’il était un “bon allemand” ? Vraiment ? Ceux de Berlin qu’Hitler avait appelé “Juifs marxistes” pensaient-ils qu’Hitler était un bon allemand qu’on n’avait pas besoin d’expulser ?

Je me demande s’il existe des photos trafiquées sur le Putsch. On en a bien sûr :

fillette1.jpg

Un bizarre éclairage sélectif là, avec un brillant éclairage sur Hitler et la petite fille, mais le gars entre eux a l’air de sortir à l’instant d’une cheminée. Comment est-ce possible ? Et bien entendu nous avons plusieurs variantes de la même photo :

hitler et fillette

Quelqu’un s’est manifestement rendu compte de l’erreur que je soulignais dans la photo trafiquée d’origine et l’a “photoshopée”. On lui a dit d’éclaircir un peu le gars tout foncé. Mais ce n’est pas mieux car maintenant ses ombres ne collent plus avec celles des autres autour. Ses ombres sont grises alors que celles d’Hitler sont noires. Nous avons donc dans tous les cas la preuve d’un montage.

 

hitler-prison1

Ils ont publié celle-ci en tout petit et sans résolution, mais je peux vous dire aussi qu’elle est trafiquée. Hitler est éclairé par la gauche, mais le gars de droite est éclairé de face. Donc l’une ou l’autre de ces têtes ont été rajoutées. C’est à l’évidence celle d’Hitler parce que la taille de sa tête ne va pas avec la taille de son corps. Il semble que le gars de droite est un montage complet, corps compris, car tous les noirs de son visage sont deux tons plus clairs que les autres noirs de la photo. Comparer ses orbites avec celles d’Hitler, et vous verrez ce que je veux dire.

 

hitler putsch

Voilà un autre terrible trucage. Je ne comprends pas pourquoi ils ont osé poster quelque chose d’aussi horrible. J’espère ne pas avoir à vous l’expliquer mais notez juste que deux fois plus de lumière se déverse sur Hitler. Son visage est surexposé (blanc) alors que tous les autres sont de plusieurs tons plus foncés. Il est aussi deux fois plus flou que tous les autres. Sa main droite est une grosse masse floue. Et il marche à contre-temps. Ceux qui marchent derrière devraient accorder leurs pas aux siens mais même s’ils avancent au même pas, ils ne sont pas accordés à Hitler. C’est parce qu’il a été ajouté plus tard. Ils ne semblent pas s’être donnés beaucoup de peine ici pour vous tromper.

 

hitler putsch 2.jpg

C’est la plus célèbre photo sur les leaders du Putsch. Mais encore une fois, Hitler y a été rajouté. Comment je le sais ? Eh bien, je compare cette photo à cette autre, prise quelques moments plus tôt ou plus tard:

beer hall putsch przess

 

Voyons si vous pouvez localiser le problème.

Tout le monde a changé de place, mais Hitler a à peine bougé un muscle. Regardez sa cravate, son col et ses épaules. Puis regardez son chapeau et la position de sa main. Identiques. Ils ont essayé de cacher ce problème en faisant quelques changements mineurs sur la manche et la position des pieds, mais cela ne paraît pas convaincant. Remarquez aussi que son corps ne s’est pas allongé mais son visage, oui. Son visage est mystérieusement plus long quelques moments plus tard sur la seconde photo. Comment est-ce possible ? L’angle de l’appareil photo n’a pas changé.

variante

Voici une étrange variante de la première image, prouvant de nouveau qu’elle a été truquée. Bien que tous les autres personnages du premier rang n’aient pas bougé un muscle, Hitler et Frick sont différents. Hitler penche maintenant dangereusement à tribord. On dirait qu’il tombe vers la droite, n’est-ce pas ? C’est parce qu’il a été très maladroitement rajouté. Frick l’a été également. Les ombres de son visage ne collent pas avec celles des autres, dans aucune photo.

 

hitler munich 0914

Cette photo sert à situer Hitler à Munich en 1914 au moment de la déclaration de guerre russe. Malheureusement, ça ne ressemble en rien à Hitler. La forme du visage est fausse et la moustache est peinte. L’ombre sous son nez est trop sombre, ce qui veut dire qu’ils ont peint la moustache trop foncé. Rien ne correspond dans le visage.

 

putsch hitler

C’est aussi un montage. La lumière ne colle pas, la profondeur de champ ne colle pas et les ombres ne collent pas. Pour comprendre, étudiez les cheveux des deux types à la droite d’Hitler. Voyez comme ils sont si éclairés par au-dessus qu’ils en deviennent presque blancs. Même le brun de leurs cheveux est exagéré, virant presque au bleu. Maintenant étudiez les deux gars à la gauche d’Hitler. Ils sont éclairés différemment des autres, n’est-ce pas ? Leurs cheveux n’ont pas cette exagération qui les fait virer au blanc et au bleu. Et leur front ne sont pas aussi blancs que celui des autres gars. OK, maintenant comparez les uniformes. Ce n’est pas seulement le fait que les gars à droite ont des uniformes plus rouges, car cette photo a pu être colorisée. On va dire qu’elle a été mal colorisée. Mais le souci va plus loin qu’un problème de couleur, car les uniformes plus rouges sont aussi plus flous. Voyez comme l’uniforme d’Hitler est net et non froissé ? Mais les chemises des gars à sa gauche n’ont visiblement pas été repassées. Pour finir, si vous étiez un sous-fifre nazi se tenant dans la rue à côté d’Adolf Hitler, vous permettriez-vous de le dévisager ainsi ? Mais les deux gars à droite ne semblent même pas savoir qu’il est là. Parce qu’il n’y est pas. Il a été rajouté sur la photo.

 

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C’est supposé être Hitler pendant WWI. Ah, vraiment ? Pouvez-vous me dire lequel est supposé être Hitler ? Celui de droite avec la moustache. Encore une fois, non, pas vraiment. Ils essaient de nous le faire passer pour Hitler. Je suppose qu’ils nous prennent tous pour de vrais aveugles. Ce gars ne ressemble pas le moins du monde à Hitler. Vous me direz que si on fait perdre 20 kilos à Hitler, qu’on allonge son cou, qu’on modifie ses oreilles et son menton, qu’on gonfle ses paupières et qu’on remonte ses sourcils… non, il ne ressemblerait toujours en rien à ce type. Il faudrait remodeler entièrement la tête d’Hitler à coups de marteau.

 

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Encore une falsification, c’est supposé être Hitler jeune. La tête a été collée sur un autre corps. La tête est trop petite pour ce corps, c’est très mal fait. Les cheveux sont aussi trop bruns par rapport à tous les autres bruns de la photo. Pourquoi ses cheveux seraient-ils plus sombres que ses chaussures noires, par exemple ?

Bon, je vous ai donné mon point de vue sur ces photos. Il y en a beaucoup, même parmi les plus célèbres qui sont falsifiées. Rendons-nous maintenant à la période qui suit le Putsch. On nous y raconte deux histoires contradictoires. Sur la page de la République de Weimar, par exemple, on nous dit qu’on appelait la période entre 1923 et 1929 “Les Années Folles” [Golden Twenties en anglais et Goldene Zwanziger en allemand, les années 20 dorées]. La stabilité parmi les civils était revenue, l’inflation était jugulée et toutes les nouvelles lois passées par la République devaient calmer les ouvriers. Ils bénéficiaient de nouveaux droits, faisaient moins d’heures de travail, avaient plus de pauses et de vacances, accédaient au suffrage universel et avaient une couverture santé. Il y avait aussi une renaissance culturelle, qui s’est poursuivie malgré tout, c’est admis, pendant la pire période d’hyperinflation. Comme pendant les Roaring Twenties [Les années 20 rugissantes] aux États-Unis, les bars et les clubs étaient bondés. Les femmes nouvellement émancipées y rejoignaient les hommes, fumant, buvant, leurs cheveux coupés au carré et dansant. Le jazz et les café-concerts étaient très fréquentés. La scène artistique prit également de l’importance et se mit rapidement au goût du jour, les Allemands montrant parfois la voie, comme avec le Bauhaus [Institut des Arts Déco]. L’expressionnisme s’épanouit.

Mais dans les pages consacrées à Hitler, on nous donne une autre version. On nous y apprend qu’en Allemagne au début des années 20, le courant qui bouillonnait n’était pas celui du modernisme, du socialisme ou du libéralisme, mais un avant-goût du nazisme. On nous apprend que sans des erreurs tactiques inexplicables, Hitler aurait pu prendre le contrôle de la Bavière en 1923 – avec les militants de base qui se pâmaient en écoutant ses discours parce qu’il employait leur propre langage.

J’espère que vous réalisez qu’il n’y a pas de concordance entre ces deux compte-rendus. C’est de “l’humeur du pays” dont ils parlent et elle devrait être l’une ou l’autre mais pas les deux. Autre chose en désaccord avec le bon sens ou le rationnel, c’est la suite de l’histoire d’Hitler après le Putsch. Sur la page Hitler, nous trouvons ceci :

“À la suite du Putsch raté, le NSDAP [Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands] et ses organisations affiliées furent interdites en Bavière. Lors d’une rencontre le 4 janvier 1925 avec le Premier Ministre de Bavière, Heinrich Held, Hitler accepta de respecter l’autorité de l’état et promit qu’il ne chercherait le pouvoir politique que dans le cadre d’un processus démocratique. La rencontre prépara le chemin pour la levée de l’interdiction du NSDAP du 16 février.”

Le NSDAP était le précurseur du parti nazi, rappelez-vous. Nous sommes donc amenés à croire qu’Hitler est sorti de prison le 20 décembre 1924, après n’avoir purgé que 8 mois et que moins de deux mois plus tard la Bavière a levé l’interdiction sur le parti nazi ? Tout ça parce qu’Hitler “accepta de respecter l’autorité de l’état” ? En effet, un contrat verbal engage toujours dans de tels cas. Qui voudrait prendre au mot un homme accusé l’année précédente de haute trahison ?

Vous devriez aussi vous poser une question que personne ne pose : pourquoi et comment Hitler est-il devenu citoyen allemand ? Selon l’histoire officielle, il ne l’est pas devenu avant 1932, mais cela fait se demander pourquoi l’Allemagne aurait accordé la citoyenneté à un homme condamné pour un coup d’état contre elle. Si vous alliez au Canada demain en faisant une demande de citoyenneté, ils feraient une vérification de vos antécédents en cherchant dans les archives. S’ils trouvent que vous avez auparavant condamné pour haute trahison envers le Canada, il est très douteux qu’ils vous donnent la citoyenneté, d’accord ? Mais on nous dit,

Le 25 février 1932, Dietrich Klagges, le ministre de l’intérieur du duché de Brunswick, membre du NSDAP, nomma Hitler administrateur pour la délégation de l’état au Reichsrat à Berlin, faisant de Hitler un citoyen de Brunswick et donc de l’Allemagne.

Trouvez-vous cela logique ? Il est dit que la nomination donne automatiquement la citoyenneté à Hitler, mais ne devrait-on exiger d’un candidat au Reichsrat d’être déjà citoyen allemand ? N’est-ce pas procéder à l’envers si une nomination confère une citoyenneté ? Transférons l’histoire aux US. Disons qu’un ressortissant mexicain vit au Texas et que le gouverneur du Texas le nomme pour remplir une vacance au Congrès. Deviendrait-il citoyen américain ? Non, parce que ce truc est impossible dès le premier mot. Il ne pourrait être nommé à cette position ou à aucune autre par un officiel de l’état, car la position est fédérale ou nationale. De plus, la position a des exigences où un officiel de l’état, un officiel fédéral ou n’importe quel autre officiel ne peut transiger. Faire partie du Congrès demande plusieurs années préalables de citoyenneté américaine et cela ne confère pas la citoyenneté américaine.

La même chose devait être vraie en Allemagne. Les ressortissants étrangers, même autrichiens, ne devaient pas être éligibles au Reichsrat. De plus, c’est quoi “un administrateur pour la délégation de l’état” ? L’état peut avoir une délégation, mais une délégation ne nécessite pas d’administrateur. Elle s’administre elle-même. Mais s’il y a un administrateur, ce ne serait sûrement pas un étranger.

La farce continue, quand on nous dit qu’après avoir prétendument obtenu la citoyenneté en 1932, Hitler s’est immédiatement présenté aux élections présidentielles contre Hindenburg. Transférons de nouveau cette histoire aux US. Vous êtes citoyen mexicain qui vient juste de passer son test de citoyenneté. Pour le célébrer, vous décidez d’être candidat à la présidentielle. Brillant, d’accord ? Non, impossible. Pour se présenter à la présidentielle, vous devez être un citoyen né dans le pays : un citoyen de naissance. Voyez le brouhaha sur le certificat de naissance d’Obama. Je ne connais pas les règles qui étaient d’usage en Allemagne à l’époque, mais je suppose que pour se présenter comme président de l’Allemagne, vous devriez être citoyen depuis plus que l’unique mois de citoyenneté d’Hitler. Mais cela n’a pas vraiment d’importance, parce qu’Hitler aurait dû être inéligible s’il se présentait à une quelconque fonction pour au moins deux autres raisons. La première, c’est qu’en tant que félon condamné à cinq ans de prison, il n’aurait pas eu le droit de vote et donc de postuler. En Allemagne, postuler est déterminé par votre droit de vote. Si vous ne pouvez voter, vous ne pouvez postuler. La deuxième raison, c’est qu’en tant que traître, il aurait eu définitivement l’interdiction de voter et de postuler. Rappelez-vous, ils admettent qu’Hitler a été jugé et condamné pour haute trahison. La condamnation pour cette offense a toujours été spéciale et l’est toujours. Voyez la section sur le système électoral en Allemagne où il est dit que ceux condamnés pour trahison en Allemagne sont exclus des élections et donc de concourir pour une fonction. [Ici encore, le Wiki anglais est bien plus complet, car ces informations ne figurent pas sur son homologue français]. C’est aussi vrai aux USA, où la section 18 du Code US établit que les personnes condamnés pour trahison ‘seront interdites de fonction’.

Nous avons le même problème avec Eugene Debs, quand on nous dit qu’il s’est présenté en 1918 comme président depuis la prison, bien qu’ayant été condamné pour sédition et que son droit de vote lui a été enlevé à vie. Encore une fois, c’est logiquement impossible, car selon le Code US, la sédition est une catégorie de la traison.

“whoever, owing allegiance to the United States, levies war against them or adheres to their enemies, giving them aid and comfort within the United States or elsewhere, is guilty of treason”

Debs a été poursuivi pour dix inculpations pour sédition et plusieurs de ses actes tombent sous le coup du “prêter main-forte à l’ennemi”. A côtpe de cela, le Président Wislon l’a traité de ‘traitre’. Debs n’a pas été acusé de fomenter la guerre contre les USA et donc n’a pas été condamnéa mort, mais le fait qu’il ait été privé de ses droits à vie indique que ceci n’a pas été considéré par le juge  comme un cas de trahison normale. (*)

Mais revenons à Hitler. Nous avons encore d’autres problèmes avec sa candidature aux présidentielles de 1932, car on nous dit qu’il fit un discours pour le Club de l’Industrie de Düsseldorf pour démarrer sa campagne, ce qui lui gagna le soutien de nombreux très grands industriels. On vient juste de nous dire qu’il a gagné la citoyenneté le 25 février 1932. Le discours a été prononcé le 27 janvier 1932. Donc au moment de ce fameux discours, Hitler n’était pas citoyen allemand et ne pouvait être candidat. Je suppose que les industriels de l’audience ont négligé ce petit problème.

Juste pour m’assurer que vous me suivez, je viens de prouver que non seulement Hitler ne pouvait se présenter aux élections présidentielles de 1932, mais qu’il ne pouvait être nommé Chancelier en 1933. On nous dit,

“L’absence de gouvernement effectif incita deux hommes politiques influents, Franz von Papen et Alfred Hugenberg, ainsi que plusieurs autres industriels et hommes d’affaire, à écrire un courrier à Hindenburg. Les signataires pressaient Hindenburg de nommer Hitler comme chef d’un gouvernement “indépendant des partis parlementaires”, qui pourrait se transformer en un mouvement qui “ravirait des millions de gens”.”

J’espère sincèrement que vous ne vous laissez plus abuser maintenant. Pourquoi un président élu aurait-il besoin de nommer un Chancelier pour diriger un gouvernement ? Le président de l’époque était déjà “chef du gouvernement”, Hindenburg n’avait donc pas besoin de nommer quelqu’un pour le faire. Ce serait comme si Obama nommait un premier ministre. La fonction n’a pas de sens et n’a aucun précédent historique. C’est comme si on nous disait que le président Hindenburg nommait un dictateur uniquement pour qu’ils aient un gouvernement non-parlementaire (“indépendant des règles parlementaires”). En fait, tout ce récit de 1933-34 dont on veut nous convaincre est une totale fabrication, car ce fut la seule fois dans l’histoire de l’Allemagne où un président élu a nommé un Chancelier avec les pouvoirs d’Hitler. Jusque-là dans la République de Weimar, le Chancelier était un personnage sans grand pouvoir et il ne jouait principalement qu’un rôle de président du Parlement. Il était ridicule de nommer un Chancelier avec si peu de pouvoir qui serait “indépendant des partis parlementaires”. Et après Hitler, la présidence est devenue surtout un titre honorifique, avec un Chancelier agissant désormais comme chef du gouvernement. 1933 fut donc la seule année dans l’histoire de l’Allemagne où les deux positions furent des positions de pouvoir. Il est clair que ce n’était qu’un moyen pour mettre Hitler en position de pouvoir sans qu’il soit élu. Comme par hasard, le président Hindenburg “mourut” juste un an plus tard, ce qui permit à Hitler de prendre le contrôle et de cumuler les deux fonctions.

Mais Hitler n’aurait jamais dû être nommé de quoi que ce soit par quelqu’un, vu qu’il avait été condamné pour haute trahison juste neuf ans auparavant et tout le monde devait le savoir. Et ainsi sa citoyenneté devait être non valide et il n’aurait pas eu le droit de vote, encore moins celui d’être candidat à un poste ou d’être nommé.

La nomination d’Hitler par Hindenburg en 1933 devrait donc sembler incroyablement suspecte. Hitler n’avait que 43 ans et il n’avait rien fait d’important. Il n’avait exercé aucune fonction, n’avait jamais été élu à quoi que ce soit, avait quitté l’armée en tant que sous-caporal et n’avait jamais eu de diplôme universitaire. Il avait zéro qualification pour une quelconque fonction dans un gouvernement. Il n’était pas légalement un citoyen d’Allemagne, car sa citoyenneté avait été inventée l’année précédente. Et il n’avait droit à aucune élection en raison de sa condamnation pour trahison. C’est en somme l’histoire la plus stupide jamais racontée.

La démonter est facile, car nous pouvons dire qu’Hindenburg aussi bien qu’Hitler faisaient partie d’une opération majeure des services secrets au plus haut niveau. Hindenburg avait reçu des instructions pour nommer Hitler et ensuite simuler sa propre mort, après quoi Hitler n’avait plus qu’à se déclarer dictateur. Comme il n’était qu’un pion des capitalistes, pas de risque d’échec. Ils possédaient l’armée et la presse, ils faisaient donc ce qu’ils voulaient.

Remarquez qu’ils admettent quand même que les capitalistes étaient derrière Hindenburg et Hitler dans la dernière citation. C’est plutôt singulier, car c’est à peu près la seule chose vraie dans toute cette histoire. Cependant, même là, c’est une fausse piste. L’un de ces prétendus capitalistes s’appelait von Papen, comme vous l’avez lu, et von Papen n’était pas vraiment le genre de capitaliste dont je parlais. C’était en fait un aristocrate, un homme de paille pour les super-riches, comme d’autres que nous avons vu. En d’autres mots, c’était un aristocrate qui avait été racheté par les familles milliardaires et il était lui-même un agent. Il était dans le Renseignement allemand depuis le début de WWI et ils l’admettent dans sa bio officielle. On nous dit qu’il avait été expulsé des États-Unis en 1914 pour espionnage. Chose étrange, il avait été accusé de planifier des actes de sabotage et il a simplement été expulsé. Pourquoi ne l’a-t-on pas passé en jugement et pendu ? Je suppose que c’est parce qu’il était noble et aussi parce que l’espionnage auquel il participait était plus une feinte du genre espion-versus-espion, inventée pour convaincre le Congrès de faire quelque chose ou convaincre les Américains qu’ils étaient attaqués par l’Allemagne.

Von Papen était lieutenant-colonel, nous avons vu que c’est un grade commun pour les officiers du Renseignement affectés aux grands projets. En 1932, Hindenburg nomma mystérieusement Von Papen chancelier en d’étranges circonstances, car cela exigea la démission du chancelier Heinrich Bruning. C’est encore plus étrange par le fait que Von Papen n’avait aucune qualification, n’était ni populaire ni très connu, et faisait partie du parti centriste, qui vit en lui un traître pour avoir accepté la nomination. Sachant que Von Papen n’est resté que cinq mois à la chancellerie, il semble aujourd’hui que son rôle était de simplement ouvrir la voie à Hitler. On peut dire la même chose de Kurt Von Schleicher, qui a ensuite occupé la chancellerie pendant moins de deux mois, alors qu’ils introduisaient Hitler.

La littérature qui veut nous expliquer l’ascension d’Hitler pendant cette période fait partie des narrations les plus fantastiques de l’histoire. Par exemple, nous lisons ce truc incroyable sur la page Wiki de Schleicher:

“Une fois [Schleicher] évincé, Von Papen était maintenant écouté de Hindenburg, et il utilisa sa position pour conseiller au président de virer Schleicher à la première occasion. Papen exhortait le président vieillissant à nommer Hitler chancelier dans une coalition avec le Nationalist Deutschenationale Volkspartei [parti populaire national allemand : DNVP] qui, avec Papen, serait censée être en mesure de modérer les excès nazis.”

Oui, rien de tel que de nommer le leader des Nazis comme chancelier pour “modérer les excès nazis”. Je me demande comment ce plan brillant a échoué?

Les stupidités continuent quand on nous dit que Schleicher a également soutenu Hitler à la chancellerie pour empêcher Von Papen de revenir en tant que chancelier.

“Le même jour, Schleicher, apprenant que son gouvernement était sur le point de tomber, et craignant que son rival Papen n’obtienne la chancellerie, se mit à favoriser l’accès d’Hitler à la chancellerie [128]. Connaissant la haine désormais profonde de Papen pour lui, Schleicher savait qu’il n’avait aucune chance de devenir ministre de la Défense dans un nouveau gouvernement Papen, mais il sentait que ses chances de devenir ministre de la Défense dans un gouvernement Hitler étaient très bonnes.”

Vous voyez ce qu’ils font? Ils jouent l’exclusion mutuelle de  Papen et de Schleicher, de manière à faire croire à leur soutien commun à Hitler. Ils sont dans la situation désespérée d’avoir à expliquer l’ascension d’Hitler, ce qui est inexplicable par n’importe quelle histoire rationnelle ou réelle, et donc ils doivent inventer quelque chose. Mais remarquez que si Papen soutient une chancellerie hitlérienne, et si Schleicher déteste Papen, Schleicher devrait logiquement être opposé à Hitler. Non seulement parce que Hitler est l’homme de Papen, mais parce que Schleicher doit s’écarter pour laisser la place à Hitler. Le soutien de Schleicher à Hitler n’a aucun sens à aucun niveau, et la rivalité Papen / Schleicher n’explique rien. Cela rend juste le mystère plus profond et le complot plus évident.

Quant à Alfred Hugenberg, c’était un magnat des médias qui a longtemps financé les nazis. Mais cela signifie juste qu’il était sur le projet depuis le début, travaillant main dans la main avec le Renseignement allemand pour installer leur acteur / marionnette Hitler et son gang de pure fiction. Hugenberg était utile non seulement pour son argent, mais encore plus pour son contrôle de la presse, dont ils avaient besoin pour insérer leur dose quotidienne et toujours croissante de chocs et d’horreurs. C’est à cet égard que les États-Unis d’aujourd’hui ressemblent en fait le plus à l’Allemagne nazie. Certains ont prétendu que des nazis ou des fascistes sont installés ici, et même si c’est vrai à certains égards, il est important de démêler le vrai du faux. Il est très vrai que nous sommes maintenant dans un cycle d’accélération de faux événements, dont beaucoup sont extrêmement sanglants et traumatisants, et la plupart d’entre eux favorisent la confusion de la population et la détourner des événements réels. Nous voyons cela quotidiennement dans les journaux et à la télévision, où l’on nous vend une réalité complètement fabriquée. Il est également vrai que nos nazis actuels obéissent aux personnages qui gouvernaient déjà le monde durant la WW2, des deux côtés. Cependant, il n’est pas vrai que les anciens nazis ou les nouveaux soient antisémites, socialistes, ou rien de ce qu’on vous dit. Aujourd’hui comme hier, tout est écran de fumée. C’est un rideau devant un rideau devant un autre rideau. Comprendre combien c’est vrai maintenant, aide à comprendre combien c’était vrai dans le passé, et voilà la raison de mes articles. Il est souvent plus facile d’étudier étroitement le passé que le présent, car au moins le passé est statique.

Nous retrouvons cet écran de fumée avec la loi d’habilitation de 1933. Voici ce qu’on nous apprend:

“La loi d’habilitation (en allemand: Ermächtigungsgesetz) était un amendement à la Constitution de Weimar de 1933 qui a donné au cabinet allemand – en l’occurrence le chancelier Adolf Hitler – le pouvoir de promulguer des lois sans la participation du Reichstag. Elle a été adoptée à la fois au Reichstag et au Reichsrat le 24 mars 1933 et signée par le président Paul von Hindenburg plus tard ce même jour. La loi ne devait être active que quatre ans sauf si le Reichstag la reconduisait, ce qui se produisit deux fois.”

Cela vous semble-t-il sensé ? Si oui, il est temps de vous débrancher de la machine. Tout ce paragraphe est complètement illogique. Le Congrès passerait-il une loi pour se rendre lui-même obsolète? Et s’il voulait le faire, pourquoi en aurait-il besoin? Si Hitler devait ignorer le Reichstag, pourquoi aurait-il besoin de sa permission pour le faire? Pourquoi ne pas l’ignorer sans avoir besoin du vote? Ne serait-ce pas équivalent? Et pourquoi le Reichstag aurait-il besoin de reconduire sa propre mise à l’écart? Une fois court-circuités, ils n’ont pas besoin de reconduire la loi. S’ils sont court-circuités, ils sont court-circuités, et la reconduction n’est qu’une blague. Tout l’événement se lit comme dans ces jeux où l’on tourne en rond, ce qu’on voit dans le film Le Labyrinthe. Rappelez-vous, il y a les deux gars près de la porte que doit franchir Jennifer Connelly. L’un des deux ment en permanence, l’autre jamais, mais ils ne lui diront pas lequel. Elle doit résoudre l’énigme. Cette loi d’habilitation est un peu comme ça, parce qu’elle se contredit elle-même. Le parlement allemand adopte une loi disant qu’il n’est plus nécessaire d’adopter des lois. Donc logiquement, si le Parlement allemand n’est plus nécessaire pour adopter des lois, alors toutes les lois qu’il adopte sont nulles et non avenues. Hitler peut créer toutes les lois qu’il souhaite en se passant du parlement qui n’est donc qu’une coquille vide. Mais si le parlement n’est qu’une coquille vide, alors toutes les lois qu’il passe sont sans signification, ce qui signifie que la loi d’habilitation n’a pas de sens. Clairement, Hitler n’a pas été mis en position d’autorité par cette loi même, puisqu’un corps sans pouvoir ne peut remettre de pouvoir à qui que ce soit. Si le parlement avait eu du pouvoir, il n’aurait pas adopté la loi d’habilitation. Donc, il n’avait aucun pouvoir, auquel cas la loi d’habilitation est un simulacre. La loi d’habilitation n’est pas une loi habilitant Hitler, mais une loi invalidant le parlement, qui admet juste être déjà mort.

Vous direz: “Oui, mais c’est parce que le Reichstag avait peur des nazis. Ils avaient été effrayés par l’incendie du Reichstag, ils savaient que c’était eux qui avaient mis le feu”. Non, le Reichstag n’avait pas peur des nazis, parce que les nazis étaient juste un groupe d’acteurs. La plupart des membres du Reichstag le savaient probablement. Le Reichstag n’avait pas plus peur des nazis que nous n’avons peur des Keystone Cops [policiers de fiction hystériques et incompétents qu’on voit dans de vieux films américains muets]. Le Reichstag était et a toujours été sous la coupe des grands capitalistes, et si les grands capitalistes leur ont ordonné d’adopter la loi d’habilitation, ils l’ont fait. Si les grands capitalistes leur avaient ordonné de passer une loi Mords ton Cul, ils l’auraient fait aussi.

Afin de mieux voir ce que je veux dire, comparons avec l’époque actuelle. Le congrès américain actuel a-t-il peur actuellement des nazis ou des dictateurs ? Non, pas que je sache. Le bâtiment du Capitole a-t-il été récemment brûlé ou attaqué? Non. Et pourtant ils passent tous les jours des lois d’habilitation pour le Big Business, les militaires et le Renseignement. Le gouvernement des États-Unis n’est rien d’autre qu’une grande loi d’habilitation pour les grands capitalistes, et une grande loi de débilitation pour vous.

Ce qui veut dire que la Loi d’habilitation de 1933 était un autre écran de fumée. Elle a permis à Hitler de faire ce qui était déjà écrit dans le scénario. Ce qui a donné le pouvoir à Hitler n’a été ni le vote du Reichstag, ni les Chemises Brunes ni les SA [sections d’assaut] ni la police secrète ou tout ce qu’on veut bien nous enseigner. C’est le Renseignement allemand qui a donné son pouvoir à Hitler et ce sont les richissimes familles qui ont donné le pouvoir au Renseignement allemand. Ces familles étaient composées non d’aristocrates mais de grands industriels. Les nazis n’ont joué qu’un rôle d’écran, très complexe et très vaste – une toile brillamment peinte – derrière laquelle étaient cachés les grands industriels. Les marxistes ont été le premier écran géant pour masquer ces mêmes personnes, mais les nazis furent beaucoup plus cinématographiques et théâtraux. Ce n’est pas un hasard si nous avons vu plus haut Eckart et le comte Von Hülsen Häseler du théâtre royal prussien impliqués dans cette affaire. Tout cela fut du théâtre allemand à son meilleur.

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Wikipedia vous donne même l’indice en publiant cette photo avec la légende “Hitler posant pour la photo”. Il joue clairement son rôle d’Hitler, tout comme un acteur. Et personne ne l’a jamais soupçonné ? En fait, je suppose que beaucoup de gens en Allemagne savaient ce que je vous dis. Mais ces gens sur le terrain n’ont pas été interviewés ni cités. Leur témoignage a été perdu et presque tous sont morts aujourd’hui. Les témoins auraient maintenant au moins 95 ans, ce qui peut expliquer pourquoi les historiens sont devenus si négligents audacieux et si effrontés. Ils pensent que 75 ans plus tard, personne ne sera assez intelligent ou déterminé pour voir à travers le voile.

Vous direz: “Non, pas possible. On ne peut tout simplement pas créer quelqu’un comme ça! “Vraiment? Qu’en est-il de notre président actuel? Obama a été fabriqué par le Renseignement depuis le début, tout comme Hitler. Le certificat de naissance d’Obama est un faux évident, comme le savent tous ceux qui l’ont sérieusement étudié. Il n’y a aucune preuve écrite qu’il ait fréquenté Columbia ou Harvard, puisqu’il n’a jamais sorti ses copies de diplôme et ne comptez pas sur les universités pour le faire. Sa mère supposée a travaillé pour des façades bien connues de la CIA. Il est un pur produit de votre imagination, installé là par des metteurs en scène. Pour plus d’indications à ce sujet, vous pouvez aller voir à Intelius.com, qui nous dit qu’Obama a vécu à Knoxville, Tennessee, à Calhoun, Georgia, à Antigo, Wisconsin, et à Scottsdale, Arizona. Aucun de ces endroits n’apparaît dans sa biographie officielle ni ne s’affiche lors d’une recherche sur le Web.

Je ne peux pas couvrir toute la vie d’Hitler dans ce seul article et je n’ai jamais prévu de le faire. Je voulais simplement démonter le Putsch de la Brasserie et les événements qui l’ont accompagné, ce que je pense avoir fait suffisamment ici. Cependant, il y a une dernière chose dont je veux parler, c’est Mein Kampf. Cette biographie est censée avoir été écrite par Hitler alors qu’il était emprisonné pour haute trahison. Or, le livre a été dicté à son compagnon de cellule Rudolf Hess. Encore une fois, nous avons ici des alertes rouges partout. Première chose, Hitler n’avait que 34 ans. Qui écrit une autobiographie à 34 ans? Pourquoi quelqu’un se soucierait-il des opinions de ce jeune homme sur les juifs ou sur quoi que ce soit d’autre? Deuxième chose, s’ils ont été tous deux condamnés pour haute trahison, on les aurait pas mis dans la même cellule ou dans des cellules communicantes. Et donc, quand cette dictée aurait-elle pu se faire ? Pendant le déjeuner? Dans les douches? Troisièmement, puisque je vous ai montré que la totalité du Putsch de la Brasserie était fabriqué, et qu’Hitler était un agent dès le début, cela signifie que sa peine de prison a également été truquée. Ce qui bien sûr, en fiche un coup à la création de Mein Kampf. De toute évidence, Mein Kampf, comme Les Protocoles des Sages de Sion, est une autre production pas vraiment intelligente du Renseignement militaire. Nous pourrions analyser le livre ligne par ligne pour en montrer les incohérences, mais je ne pense pas que cela en vaille vraiment la peine. Montrer qu’il a semé plus tard les graines de l’Holocauste, ce qui était un de ses buts principaux, est suffisant. Hitler a déclaré que 12 à 15 000 juifs seraient gazés, ce qui fournit son ancienneté à ce projet.

Mais si Mein Kampf est un faux, quel était son but? Eh bien d’abord à étayer le rôle d’Hitler en tant qu’Anti. Si vous avez suivi mes principaux articles des trois dernières années, vous vous souviendrez que j’ai utilisé ce terme pour décrire le projet Ezra Pound pendant la Seconde Guerre mondiale. Pound a été envoyé en Italie pendant la guerre pour faire des émissions de radio. Dans ces émissions, il a fait à peu près comme Hitler, accuser les Juifs de tout, attaquer les banquiers, et ainsi de suite. Cependant, après la guerre, Pound fut rapatrié aux États-Unis pour être jugé comme traître. Bien que l’affaire n’ait étrangement jamais abouti à un verdict, et qu’elle semble s’être juste évaporée au fur et à mesure de son déroulement, Pound a néanmoins été déclaré “fou” et envoyé à l’hôpital psychiatrique (ce projet fut fabriqué aussi, bien sûr). Ainsi le message qu’a fait passer la presse sur cet événement, c’est que ceux qui rejettent la faute sur les juifs ou les banquiers sont des fous. C’est ce que j’ai voulu dire par Anti. On a poussé Pound à énoncer beaucoup d’idées que les gouvernants préféraient laisser de côté. Il a été chargé d’attaquer toutes les personnes que ces gens voulaient blanchir. Le déclarer fou a servi à faire paraître innocents les Juifs et les banquiers.

Eh bien, l’attitude d’Hitler, Mein Kampf compris, n’a été qu’un autre exemple à plus grande échelle du même processus. C’était un projet d’une plus longue durée et d’une plus grande ampleur pour blanchir les juifs et les grands industriels et pour donner de la crédibilité aux marxistes. Comme Pound, Hitler a été mis en place pour échouer. Il a attaqué les juifs, il a été désigné plus tard comme un homme abominable, et à travers lui les Juifs et la clique des grands industriels se sont vus réhabilités.

Voilà pourquoi Mein Kampf est si astucieux et a si bien fonctionné. Comme les Protocoles, bien que faux, il contient beaucoup de vérités. Il trompe donc beaucoup son monde, mais pas seulement ceux qui haïssent les Juifs. Comme nous l’avons vu, les capitalistes étaient derrière la République de Weimar. Beaucoup de ces industriels étaient juifs. Et ces personnes ont poignardé l’armée allemande dans le dos, car l’aboutissement de WWI était prédéterminé. Les capitalistes savaient que l’Allemagne allait perdre dès le premier coup de feu en 1914. C’était le scénario. L’idée, comme d’habitude, était de piller les trésors nationaux des pays riches, récupérer toute la productivité des classes inférieures pendant plusieurs années, réduire un peu les populations, tester de nouvelles armes et abaisser l’aristocratie terrienne d’un nouveau cran. Tout cela servait à consolider la position des grands industriels et à les dissimuler. Après ce pillage et ce canular de grande envergure, les citoyens eurent naturellement des soupçons. En 1918, beaucoup murmuraient la vérité: que l’Allemagne – comme la Russie – venaient d’être détruites par les grands industriels avec la guerre comme excuse et écran de fumée. Beaucoup regardaient de travers les banquiers et les riches familles juives. Alors ces familles ont réalisé que la première chose à faire était de lancer une grande campagne d’intox pour détourner l’attention. La carrière d’Hitler a été la partie la plus visible de cette campagne pendant les deux décennies suivantes. Il a été engagé pour dire aux gens ce qu’ils savaient déjà puis détourner subtilement leur regard. Cela fait, on pouvait renverser toute l’histoire. Hitler allait ensuite tomber de la manière la plus déplaisante possible, faisant en sorte que le citoyen moyen pense s’être trompé à propos des juifs et des grands capitalistes.

Et c’est exactement ce qui s’est passé. Hitler a été fabriqué pour apparaître bien pire que tous les juifs ou que tous les grands industriels, et après la guerre on a incité tout le monde à rechercher les nazis meurtriers mais pas les banquiers cachés derrière. Par ailleurs, on a fait défiler d’autres croque-mitaines préfabriqués à la une des journaux occidentaux, encore une fois pour éloigner votre regard des vrais méchants. Aux États-Unis, il y a eu les communistes, puis les assassins-culte comme Charles Manson, ensuite les tueurs en série, et maintenant les assassinats de masse. Tout est bon pour éloigner vos yeux des grands capitalistes qui gèrent toute l’affaire depuis le début.

Avant de conclure, je vous prie de remarquer que j’ai emprunté une troisième voie ici. Je ne confirme pas ce que tous les autres vous ont dit, de quelque bord qu’ils soient. Je vous ai montré que ce qui a été raconté sur Hitler, aussi bien du côté grand public qu’alternatif, est truqué. Je ne suis ni pro-hitlérien ni anti-hitlérien, puisque je viens de vous montrer qu’il n’était rien d’autre qu’un acteur et un agent. Il ne fut pas plus responsable de ce qui s’est passé dans la WW2 qu’Obama ne l’est pour tout ce qui se passe en Libye ou en Syrie. Sans téléprompteur, Obama aurait du mal à épeler Libye ou Syrie. Il en a été de même pour Hitler, et cela inclut également tous ses sbires, qui n’étaient que de simples têtes d’affiche du nazisme. Le nazisme, comme tout le reste, a été monté depuis le début par le Renseignement militaire, à la demande des milliardaires. Ce ne fut rien de plus qu’un autre stupide scénario.

Ce qui ne signifie pas que les guerres mondiales ne se sont pas produites, cela signifie simplement qu’elles n’ont pas eu lieu pour les raisons qu’on vous a racontées. Elles ont été fabriquées en totalité et falsifiées en partie pour faire exactement ce que le général Smedley Butler disait en 1935: dissimuler le racket derrière la guerre.

Alors, la mort d’Hitler a-t-elle été simulée ? Bien sûr. Mais je suis allé beaucoup plus loin en montrant ici que sa VIE a été une imposture. Il y avait un scénario dont plusieurs phases n’ont jamais eu lieu réellement. Seulement sur le papier, avec des photos et des films d’actualités truqués. Donc quand David Irving disait qu’Hitler a été créé par Hollywood et Madison Avenue, il ne plaisantait pas. C’était peut être un lapsus ou un indice jeté volontairement, mais de toute façon, il était très proche de la vérité. Ce qui explique pourquoi la propagande, le théâtre et l’art ont occupé une partie si importante dans l’histoire du nazisme, comme démontré avec les allusions de Leni Riefenstahl. Son premier film pour les Nazis, La victoire de la Foi, est sorti en Septembre 1933. Son deuxième film, Le triomphe de la Volonté, est sorti en 1935. Elle fut une réalisatrice et une actrice très populaire, et ces films nazis (y compris Les Dieux du Stade ultérieurement) étaient à grand budget. Le triomphe de la Volonté met en scène Hitler, Himmler, Hess, Lutze, et beaucoup d’autres grands nazis, ainsi que 30.000 figurants. Certains écriront pour me dire que les grandes scènes de foule que nous voyons dans les films d’actualité hitlériens ne pouvaient être falsifiées, mais dans Le Triomphe de la Volonté, elles l’étaient. Encore une fois, Riefenstahl, la réalisatrice, avait 30.000 figurants sous la main. Après ce que je viens de vous montrer, faites une pause et regardez de plus près ces films nazis avec un œil neuf. Ils donnent un indice gigantesque négligé par la plupart. Ils n’étaient pas juste de la propagande, ils étaient la réelle fabrication de l’histoire.

Je vous rappelle aussi qu’Hitler avait des liens avec le théâtre royal de Prusse par l’intermédiaire de son premier mentor, Dietrich Eckart. Souvenez-vous qu’Eckart était le protégé du directeur artistique du Théâtre Royal, le Comte Von Hülsen-Häseler. Pensez-vous vraiment que c’est une coïncidence si Hitler passait son temps avec des acteurs et des auteurs dramatiques dans les années 1920? Non, c’est un autre magnifique indice que tout le monde a loupé. C’est pourquoi de faux indices comme la Société de Thulé ont été insérés. Toute l’affaire de la Société de Thulé n’était qu’une diversion, introduite au moment exact où Hitler faisait la connaissance d’Eckart. Vous êtes incités à succomber à la séduction de cet indice évoquant l’occulte en oubliant le lien avec le théâtre royal de Prusse qui crève les yeux.

Il y a bien entendu beaucoup plus à dire sur Hitler et les deux guerres mondiales. Cet article n’est qu’un élément d’une série. Toutes les questions que vous vous posez trouveront peut-être réponse dans le futur. Ou pas. Je ne prétends pas pouvoir répondre à toutes les questions. Je rapporte simplement ce que je trouve. Mes recherches se poursuivent et je n’ai aucune idée de ce que je vais découvrir demain. Je n’avais aucune idée de ce que j’allais trouver avec cet article. C’est en grande partie aussi choquant pour moi que ça l’est sans aucun doute pour vous, et si vous pleurez devant votre écran, bienvenue au club.

 

(*) It is true that this question was never decided by a court, so concerning Debs you are free to disagree with my assessment. I will be told Debs was allowed to run for office, but it would be more accurate to say that Debs was not prevented from running for office. At the time, you could not prevent write-in votes, so the question of Debs actual eligibility never came up. No one sued to prevent him from saying he was running, so the question was never decided. But concerning Hitler, there is really no question about his eligibility to run for President in 1932: he was definitely ineligible. Though again, it apparently didn’t come up, because he didn’t win and no one sued during the election.

 

Traduction Helios, BistroBarBlog, novembre 2016

Article Original on Miles Mathis Website

PDF de cette traduction/ PDF of this translation

***

PLEASE NOTE THAT THE TRANSLATIONS MAY BE NOT UP-TO-DATE BECAUSE MILES MATHIS UPDATES HIS ARTICLES PERIODICALLY I (PARAGRAPHS CALLED “UPDATES” O “ADDENDUM”, EACH ONE WITH SPECIFIC DATE)

 

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